I.JO l.r. HOI IiKS ÉTl.HIANTS
Elle n'a pas à en ajiprAender les conséquences! M. de Bifly l'appelle sa fille et il ne cessera pas de la traiter comme telle... et moi... je la servLrai, entendez-vous... J'irai avec elle me jeter aux pierls de M. de Billy... je lui conterai tout... Je lui dirai que^ dans un but qne je ne puis deviner, vous avez essayé de nuire à mademoiselle... Je lui dirai davantage, puisque vous m'y forcez... et il vous méprisera !... il vous obligera d'abandormer cette maison! Ali! vous me regardez avec surprise ! Croyez-vous donc que je n'avais pas compris d'avance, en sachant par quelle créature vous faisiez servir cette pauvre enfant, en entendant les infâmes propositions de votre Honorine... croyez -vous donc que je n'avais pas compris que \o\is nourrissiez contre Edith un projet qui ne peut être (pie dangereux?... C'est pour la défendre contre vous que je suis ici maintenant, et je la défendrai, je vous le jure !
M. de Lano , tandis (\ue Laurence parlait , a\ait repris peu à peu son assurance- Quand ce dernier eut achevé, jM. de Lano se leva, et se penchant vers Edith qui consiilérait et écoutait, au comble de l'étonnement, son défenseur, il lui dit d'un ton presque léger :
— Ne vous effrayez pas, ma chère Edith, de toutes ces gi'andes phrases!... monsieur est fou parfois, et surtout oublieux des égards qu'il me doit...
— Je ne veux pas...
— Un instant ! fit ^L de Lano en interrompant Laurence qui élevait la voix, vous parlerez à votre tour. Mais avant de me jeter vos insolences au visage, vous m'accorderez, je l'espère, le choit de demandera mademoiselle qu'elle vous fasse part de la coun ersation que nous venons d'avoir ensemble il n'y a qu'un instant ?
Edith, ne vous ai-jepas dit qu'un domesticjue... Joseph, \otre cocher, était venu me confier, comp-