LE GOULET
Le Pornic, ce fort construit par Vauban, domine la falaise qui est à l'entrée du youlct, et protège les deux rades de Brest.
En cette année 1794, le colonel Augereau avait pris le commandement du Portzic et des batteries du Cuiiquet et de Lanildut.
Pendant la nuit de cette attaque de Gouesnou, Augereau, recevant l'ordre de retourner iininé.liatement à Portzic, que la flotte an^'laise menaçait, arriva 'avec une grau le vitesse, et les canons et les mortiers des batteries détendirent si vi(demment la passe, que pas un navire ne put s'approcher du goulet.
Le lendemain, la journée fut calme.
Le commandant Brune, qui remplissait les fondions do chef d'état-major, était descendu par un sentier abrupte, conduisant au pied des falaises, pour examiner minutieusement la situation, afin de prévenir toutes chauces d'attaques nouvelles et de débarquement des Anglais.
Il avait avec lui un jeune capitaine, à la physionomie franche et pleine de bravoure, aux moustaches liues et au regard ardent.
Deux soldats d'ordonnance les suivaient.
La nuit commençait a descendre, mais la lune était dans tout son éclat : Brune continua ses investigations.
Dans ces falaises, il y avait à hauteurs ditférentcs des successions d'ouvertures.
— Si ces grottes étaient profondes, dit le commandant, elles serviraient d'embuscades et elles empêcheraient toute tentative de débarquement.
— Mon commandant, dit vivement le jeune capitdme, veux-tu que je grimpe jusqu'à ces grottes?
— Toi, Lannes! mais si tu tombais...
^ Oh! je me retiendrais aux escarpements!
— Va alors !
Le jeune capitaine gravit rapidement la base rocheuse.
Sur un ordre nouveau du comniandanl, les deux soldats se tenaient au pied de la falaise, prêts à recevoir l'olTicier en cas de chute.
Brune le suivait des yeux.
Il atteignit la première grotte, puis il visita toutes les autres, et il redescendit.
— Eh bien? lui demanda Brune.
— Ces cavernes, hormis une seule, n'offrent pas grande importance, dit le jeune capitaine, en replaçant son sabre à son côté. Mais la seconde, celle située précisément au-dessus de ma tête, là... 'est une véritable grotte sans autre issue que celle que tu vois, et qui est assez spacieuse pour contenir facilemenl dix ou douze hommes.
— Ah ! fit le commandant, cela est bon à savoir!
— Crois-tu donc que les Anglais reviennent?
— Ma foi ! je le désire.
— Et moi donc! quelle belle partie à jouer! Ah ! la première n'a pas été vilaine. Si tu avais vu avant-hier, à cette heure-ci, comme les Anglais roulaient dans la mer!...
— C'est vrai! dit Brune. Tu faisais déjà partie de la gai'nison du Portzic. L'attaque a été vive?
— Oui, mais pas tant que la défense. Et toi, commandant, tu étais au Conquet ?
— Non; j'étais à Gouesnou avec le colonel.
— Tiens! on s'est donc b;ittu là aussi '!
— Contre les chouans.
Jean ht la grimace.
— J'aime mieux me battre contre les Anglais ! dit-il. Brune lui appuya la main sur l'épaule avec une pression
amicale.
— Tu n'es pas le seul qui pense ainsi, dit-il , mais avant tout le devoir et l'amour de la patrie '
— De soi'te, reprit le capitaine, que l'aifaire a été chaude aussi avec les chouans!
— Très-chaude... comme toujours!
Brune secoua la tête avec une expression de tristesse. Puis une pensée subite parut changer tout à coup le cours de ses idées.
— Eli mais! fît-il, j'ai appris à Gouesnou quelque chose qui doit t'intéresser !
— -Qu'est-ce donc? demanda Jean.
— Te rappelles-tu notre voyage à Saint-Nazaire, il y a neuf ans lii('Mtôt, aloi's que ni loi ni moi ne pensions à devenii' soldats de la France?
— Notre voyage à Saint-Nazaiiv 1 reprit Jean en tressaillant. Oh ! oui, je me sou\iens! l'.uivre madame lîiTiiai'd ! Elle sera toujfuirs là, devant moi ! Je vivrais cent ans (|ui' je la verrais étendue sur son lit, levant vers le ciel ses mains suppliantes, demandant sa Mlle, la Julie miiimnilH', avec tles cris qui vous décliiraicnt l'âme. .. Je vivrais eenl ans (]ue l'érlio de son dernier soupir retentirait encore à mon oreille ! Et lui! lîernard !... mort fou!... fou de douleur, de cliagi'in, de désespoir!... Pauvres gens ! Excellents cœurs! Ail ! vois-tn, couimandant, je regarde l'ingratitude, moi, comme une infamie, comme nue lâcheté! Certes, je suis dans une position inaintenant que je n'aurais jamais ambiiioiinée, et, (|ui sait?... on peut tout espérer de favenii' à nos âges !... Eh bien! ((uoi (|ue je devienne un jour... je me souviendrai toujours des excellents procédés que Bernard et sa femme ont rus envers moi, dans ma première jeunesse, et si leur lillc vivait encore, si (die avait jamais besoin de moi...
— Que ferais-tn ? demanda lirune.
— 'l'ont! répondit snriphîmi'nt le ji'une oflicier.
Le commandant rcgarria son inlci-locnlcur. Jean était réellmncnt beau à conirmpicr an\ r(dlels |)âles des raxmis Innaiicsisa pliysiomimic expressive rellétail les phis nobles inslmets : smi regard liiillail, et nue (''innlinn profonde cl sincère se pei;.'iiail éloqnemnienl sur ses traits .itnmi's.
— Eh bien! reprit lirnne après un moment de silenrt', je me suis trouvé avant-lner soir, au mili(;u du ronilial, face
face ,ivec un persiitnia;,'e qui m'a rappelé le sermeiil prêté par moi jadis, à Bernard il à sa femme, de tiiut faire pour retrouver la inlie miiinonnc, cl i\v l'aimer et de la protéger.
— Mais ce sermeni, dit Je.ni, j(' l'ai fail, el si l'occasion ,^s'cn présente, n'imporle à (pielle époque, je le liendrai!
— Alors, fais tes apprêts, capilaiiie, car l'iireasion est |irobablement proche,
— Cnuiiiienl? Une veii\-|ii dire?
— (^elui i|ui est \ciiii me lemellrc m mémoire, par un
seul mot, toute cette histoire, dont je ne croyais plus jamais entendre parler, c'est Jacquet!...
— L'ancien agent de police ?
— En personne !
— Celui que Fouclié a si bien retourné à Saint-Nazaire que, de contre nous qu'il était, il est devenu pour nous?
— Lui-même !
— Et il a des nouvelles de la- jo/te mign'onne.
— Du moins, il me l'a dit...
— Elle existerait encore?
— Jacquet me l'a affirmé.
— 3Iais où est-elle maintenant?
— Je l'ignore, mais elle était avant-hier encore dans une inaison de Gouesnou, maison occupée par les chouans, et dont nous allions nous emparer quand l'attaque des Anglais a fait une diversion qui nous a contraints à abandonner immédiatement le village.
— Ls. jolie mignonne existe! dit Jean en levant les mains au ciel. Pauvre chère enfant! Comme elle m'aimait! Comme elle m'entourait le cou avec ses petits bras, et puis elle me tirait les cheveux avec ses petits doigts! Était-elle jolie! Quel amour d'enfant!... Mais elle doit avoir treize' ans maintenant! Ce doit être presque une jeune lille!... Elle est malheureuse sans doute?... Oh! il faudra que nous voyions cela, commandant.
— J ai l'intention, dès demain, de retourner à Gouesnou, capitaine!
— Tu me permettras de t'accompagncr?
— Volontiers, si le colonel y consent !
— Le cidonel ! s'écria Jean. Mais ilconnaît aussi toute cette histoire, quoiqu'il n'ait jamais vu la jolie mignonne! Il était avec nous lors de notre voyage à Saint-Nazaire, à pieuve qu'il nous a rendu un si beau service à Arpajon, en expédiant cette espèce de Croquemitaine -qui voulait prendre nos chevaux et notre voiture. Il doit se souvenir de cela !...
— Je le crois, répondit Brune, bien que nous ayons été t'ius longuement séparés les uns des autres depuis cette époque et que je n'aie jamais reparlé de ces- événements avec le colonel.
Jean secoua la tête.
— Que de choses accomplies depuis ces neuf années! dit-il : une monarchie (pii était et qui n'est plus : un peuple esclave devenu peuple lilirc ; des institutions vicieuses anéanties, d'antres, lndles et sages, constituées à leur iilace. El les liouHues! quel changement ponreux!... Tenez! pensez donc ! rien i|n'en ce qui cnnceriH! ceux qui étaient partis à la recherche de la jolie mifinoniw... Il y avait vous, d'abord, mon commandant..,.
— J'étais étudiant alors, dit lîrune en souriant, el inim plus liel avenir m'apparaissait au loin tracé sur nu diplôme d'avocat!...
— El puis, le citoyen Eoui In''...
— .Vlors professeur à Juilly...
— .Maintenant memlire de la Convention nationale el l'un de nos tribuns inlliieuts...
— Le colunel .\ugereau, ipil n'était que maître d'armes, est chef de bataillon dans l'armée de la Moselle el chef d'état-major du gi''néral Lefebvre!...
— Lelelnre ! Le général Lefebvre, qui est resté dix ans dans les gardes françaises pour devenir caporal, car il n'était que caporal en S.'i, mon comniandanl ! Vous souvenez-vous des dîners que faisait sa femme à Versailles? \\\ ! qu'elle doit être fière, la VK^re l.efehvre.
— Nim ! dit Uinne, elle n'a pas changé. Toujours la même : boime et excellente. Je l'ai vue à Paris, il y a (|uelqucs mois. Elle dit toujours que son mari ne saura jamais l'aircî son cheinin.
— Commenl! elle n'est pas contente! ('n'néral aujourd'Iiiii, de caporal il y a neuf ans! .Vprès cela, ce n'esl pas élniinanl .. Je n'étais rien, moi, il y a neuf ,ins... aujourd'hui io suis ra|iilaine... el je ne suis pas s.ilisfait encore! On verra!... c'est égal ! nous avons l'ail Ions assez pnunplement milre chemin depuis le temps!.,. El iloclp", nnin iineien ram.irade... anjourd'lini général... Mais à propos de notre voya;;e à Sainl-Na/aire, mon coninnimlant, et ces deux imbéciles à ipii nous avons l'ail pa\er nos frais de route el qui élaieni chargi's de nous espionner... vou.s souvenezvous?
— Oh! Irès-lMeii!
— ("ommeiil doue s'appelaienl-ils ?...
— Atlemls donc! Deux nmns bien faciles à relcnir cepen-
daiU... Les citoyens... Ah!... vinf?t fois leur physionomie ridicule m'est revenue en mémoire... et j'ai même rencontré l'un d'eux à Paris... à mon dernier passage... Ah !... Gorai n !
^- Et Gervais!
— C'est cela même.
— Est-ce qu'ils sont aussi sur le chemin de la gloire, eux ? ' — Je ne crois pas... Il paraît que Gervais a disparu subitement... on ne sait pas ce qu'il est devenu ?
— Et Gorain ?
— Il est toujours à Paris... Il s'était l'ait le séide de Danton... sou locataire, vous vous rappelez? Il était devenu un patriote earagé... il briguait des honneurs, je ne sais plus lesquels...
— Jlais maintenant que Danton a été condamné et exécuté?
— Ah ! je ne sais pas ce que le pauvre Gorain sera de- \enu... Il aura peut-être acheté la maison où demeure Robespierre afin de devenir son propriétaire ! ajouta Brune en riant.
— C'est possible... Eh! eh! fit Jean en se retournant. Voici la mer qui nous gagne, mon commandant. La marée monte...
— Rentrons au fort ! Aussi bien mes investigations sont terminées et la lune se cache derrière les pointes du Conquet. Si nous tardons, nous aurons peine à gravir le sentier.
La marée haute envoyait ses lames, aux crêtes mousseuses, qui, pressées dans le youlet, causaient un remous que provo(|uait le ressac.
Lanues, qui était à quelques pas en avant du commandant, se baissa pour examiner la surface écumante de la mer.
— Commantlaut ! fil-il en parlant à voix basse. Qu'est-ce que j'aperçois donc là-bas?...
Et il désignait du doigt une ombre noire dominant par iiiomcni^s le souuuet des vagues.
Brune, braquant sa lorgnette, examina l'horizon.
— Quelque barque de pèche? reprit le capitaine.
— Ce n'est point une barque de pêche, c'est un canot...
— Il vient vers nous ?
— Oui...
— C'est peut-être une , ordonnance du représentant Prieur...
— Celte embarcation ne vient pas de Brest. Si elle venait du port, elle suivrait l'autre côté du goulet pour obéir au courant, et si elle devait aborder, elle l'aurait fait déjà...
— Que crois-tu donc que ce soit?
— Je l'ignore, mais il faut veiller, capitaine!
— Oli! commandant, les .\nglais ne viendraient pas de ce côté...
— Non certes, mais leurs espions, et ils doivent en avoir, ne peuvent choisir une autre heure pour traverser le (joiilel et aller à borJ de l'escadre.
— C'est vrai, commandant! mais si ce sont des espions, nous n'a\ons pas d'euibarcation pour les poursuivre, et ils gagneront la haute mer sans que nous puissions rien contre eux.
— Eh bien, ils passeront, mais nous pourrons les reconnaître, car ils sont obligés de longer la fahiise en face de nous, et à leur retour, tout sera prêt pour les happer lestement.
— • Compris !... Pourvu que la mer ne monte pas trop vite maintenant.
— As-tu |)cur de te mouillei' les pieds ?
— Appuyons-nous contre la falaise, reprit le commandant, pt ne bougeons pas. La!... Voici la lune qui disparaît complètement... Ah! ils ont bien calculé leur temps pour naviguer en sûreté; mais ce qui m'étonne, c'est que je n'entends jias le moindre bruit de rames, et cependant cette embarcation ne navigua pas à la voile !... Ce silence plein de précautions ne dénote rien de bon, capitaine !
Les deux officiers s'étaient blottis dans une crevasse et disparaissaient complètement dans l'ombre. La marée montait rapidement, les vagues les atteignaient.
L embarcation se dessinait plus nettement au milieu des ténèbres : c'était un canot de movenne grandeur, de ceux dont on se sert dans les ports pour le service des dépèches. Vn honnne tenait le gouvernail : diux femmes et une petite fille étaient assises sur le. banc. \hi autre à l'avant," et deux rameurs maniaient leurs avirons sans le moindre bruit.
— Les avirouj sont garnis d.'étoupes, dit lîrune.
— Autant que. j'en puis juger, répondit Lanues, qui était doué d'une vue excellente, les hommes sort matelots.
— Tiens ! . . . ils cessent de ramer !
— On dirait qu'ils orientent pour aborder làl
— Attention ! . . . Es-tu armé ?
— Je n'ai que mon sabre.
— Prends ce pistolet.
— Mais toi, commandant?
— J'en ai un second.
La chaloupe n'avançait plus et les deux rameurs, faisant manœuvrer adroRemeut leurs longs avirons, la maintenaient en place en dépit du vent et de la marée.
Les hommes du canot paraissaient se consulter entre eux.
Enfin les deux rameurs se penchèrent sur leurs bancs : celui qui était au gouvernail appuya sur la barre, et le canot, tournant son avant vers la falaise, offrit son travers aux vagues.
— Plus de doute! nuinnura Brune, ce sont des espions qui viennent explorer la falaise... Attention, capitaine, et surtout ne fais rien sans mon ordre!
Les vagues, venaient se briser au pied des falaises et le canot, tirant peu d'eau, s'approcha du rother, avec une grande précaution des rameurs.
— C'est ici? demanda celui qui tenait la barre.
— Oui! Troun de l'air! répondit un rameur.
— Et toi, Papillon?
— Moi ? fit l'autre rameur, j'irais dans la grotte les yeux fermés. J'y ai passé jadis plus d'une nuit!
— Mais si cette grotte est aussi connue, elle ne nous offre aucune sûreté.
— Oh! tout Brest ne la connaît pas. Si on sait qu'elle existe, on sait aussi qu'elle n'est guère habitée que par les uiouettes. D'ailleurs, je ne connais pas de meilleure cachette dans tout Brest.
— Le séjour de la ville nous est désormaislmpossible! dit l'homnie placé à l'avant et qui n'avait point encore prouoncè une parole. Puis nous ne resterons pas ici longtemps. La Hotte anglaise nous offrira un asile....
Brune poussa le coude de son conipagnon.
— Non ! non ! dit vivement celui qui tenait le gouvernail. Nous ne devons rien demander aux ennemis de la France.
— Alors, décidons-nous ! Abordons ici !
— Soit, Papillon, tu as les cordes et l'échelle?
— Oui.
— Donne -les au maucot : il ira les fixer à l'entrée de la grotte.
La chaloupe fut poussée sur la falaise. L'un des rameurs prit une brassée de cordages qu'il enroula sur ses épaules et, regardant le rocher avec attention, il quitta le canot et sauta sur une saillie.
Le capitaine fit un mouvement comme pour s'élancer, mais Brune le retint du geste.
— Qu'est-ce donc? je vi^ns d'entendre remuer là!...
dans celte anfractuosité de la falaise, dit l'Iiomme, qui, saisissant une gaffe placée au fond du canot, la pj^ngea dans la mer et poussa l'embarcation le long de la falaise.
Il se trouvait précisément en f^ce de l'endroit où se tenaient Brune et Lanues.
— Des hommes ! s'écria-t-il en arrachant un pistolet passé à sa ceinture. On nous espiounait !
D'un seul bond. Papillon, un couteau à la main, fut près de lui.
Les femmes poussèrent à la fois un même cri d'épouvante.
— Au nom de la République ! qui êtes-vous et que venezvous faire ici? demanda Brune d'une voi\ ferme.
Celui qui était penché plongea ses regards dans l'anfractuosité du roc.
— Le commandant Brune ! s'écria-t-il.
— Qui êles-vous? répéta Brune qui, depuis quelques instants, était moins convaincu d'avoir affaire à des espions anglais qu'à des fugitifs français.
— Jacquet! répondit l'homme. Et voici l'enfant que vous avez fait serment de sauver !
Et du geste, Jacquet désigna la jeune paysanne placée entre les deux femmes.
— La fille de Beruaid ! s'écria Brune.
— hei jolie m/V/«y«H('.' dit Jean en.s'accrochant au bordage pour s'élancer dans le canot.
— Ah ! fit Jacquet avec joie. Nous n'avons rien à craindre, car cette fois nous ne sounnes plus en face de san.sculottes, mais de soldats de la France !
Le vicomte de Renneville, qui vouait de moiuicer Brune ;
— Coniniaiulant, dit-il, j'ai appris à vous connaître. Ces doux t'euimes sont deux religieuses : leur tôle doit to^iiber sur réclml'aud et la mienne est mise à prix.