‹ Le roi des HallesChapitre 20 sur 28 · LE CA.S · texte numérisé non relu

LE CA.S

commenlée afin d'en extraire toute la criminalité qui pouvait s'y trouver. Quand il eut fini, il la jeta sur la table en s'écriant :

— Il y a là-dedans un cas de conscience embarrassant ! Si je livre cette lettre au gouverneur d'Orléans . je compromets la liberté de mon évêque : si je ne la livre pas avec les autres , je m'expose... Eh! mais il y a un moyen de sortir d'embarras : « Brûlez cette lettre. » dit la prévoyante Altesse... Si moi-même... Pourquoi non! Monseigneur n'est peut-être pas engagé dans le complot tramé par les débris de l'ancienne Fronde ; sauvons-le du danger, en détruisant la seule preuve qui puisse l'accuser : brûlons celte lettre.

Bérard alluma une lampe , et après quelques instans de réflexion , il livra à la flamme dévorante la missive de Mademoiselle.

— Maintenant , se dit-il , occupons-nous de mon prisonnier ; quelques heures s'écouleront encore avant qu'il ne se réveille , pro-

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fitons (Ir son Idliîu^iqnr îujmmcil p<^)ur le transporter dans un lieu sur... — Marguerite! Marguerite!

Une grosse fille bien réjoui« , a la mineaveîiante . h l'œil éveillé , entra dans la rhanlbr* en demandant ce que M. le curé voulait :

— Que vous m'aidiez à transporter un ivrogne dans un lieu où il pourra (aire pénitence

— Ah ! ce beau jeune homme P

— Vous avez remarqué qu'il était beau , Marguerite, lui dit le curé en laissant tomber sur elle un regard sévère.

La servante . en ftUe qui connaissait son monde, baissa timidement les yeux et répondit niaisement qu'elle n'avait pas cru commettre un péché en répétant ce qu'on disait dans le village. Bérard lui imposa silence et lui fit signe de le suivre dans la salle basse, où une heure avant, il s'était enivré en compagnie de Paul Leblanc. *

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