II
273 DE PiR LE ROI.
Frondeur! le Huguenot! criait -on dans les groupes , et peu s'en fallut que la populace n'abrégea les formalités du jugement auquel Paul devait être soumis , en le mettant en pièces.
La fermeté et le sang froid des soldats qui le conduisaient en prison en imposèrent à ces furieux qui se dispersèrent en se donnant rendez-vous pour le jour de l'exécution du Frondeur qui , suivant eux , devait être prochaine.
On le descendit dans un cachot creusé à trente pieds du sol .et là, on étendit dans un coin un peu de paille fétide, sur laquelle on contraignit Paul à se coucher afin de lui lier les mains et les pieds: puis, on le laissa maître de se livrer à ses réflexions.
Elles furent bien amères Quelques heures avaient sudi pour opérer un grand changement dans sa situation , et c'était à son impru- *^ dente conduite qu'il devait attribuer les malheurs qui allaient fondre sur lui. Il ne craignait pas la mort ; mais en songeant qu'il entraîne-
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ruil as (M lui di's amis (1(* Madcrnoisf'llo. (|uo «ja snilo ncj^ligcncc a\;»i('iil r'rudn^ ( riiniiids ;ii)X yeii\ (lu i;ouvcriu'ur (i Orléans, I*aul cprouvail (Ji*8 reijrPls impuissans.
— \u prix (le tout mon sang, niunnurailil (i ur.t' voix sourde, je voudrais |Kjuvoir les gau\(T... Mais ces lettres qui m'ont été volées par eel infâme curé, ces lettres accusatrices seront produites, et comment nier? Son Altesse me maudira quand elle apprendra que j'ai trahi son espoir. Peut-être lui dira-t-on que je voulais vendre ses secrets, et personne n'élèvera la voix pour me défendre et dire : Il est mort sans rien avouer! malheureux! malheureux !
A dix heures du matin , il se fit un grand bruit à la porte de la prison : une troupe de cavaliers venait d'arriver, et le capitaine demandait qu'un lui remit le prisonnier qui avait clé amené pendant la nuit.
On s'empressa de faire droit à sa réclamation, et. quelques iustans après ; les geôliers