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l)l«ss('s : uTi expns, ( h:iru'<' <l<' <1«|m''(Ihs jKHir la (liK'hrssf (l(î l>)iii,Mi('vill(v rctalilil les cliDsfs dans leur ><Tilf. cl a I accaljlcfnenl surn-da la joie la (»liis vi\tj; loulefois la nouvelle concernMiil les généraux lues à rallacjuo de RIononu n'ayant |)as été démentie, madame de? N(»mours avait fait ses préparatifs de départ et s'était mise (^n route aussitôt.
Uien (io remarcpiaMe ne lui arriva depuis Paris jusqu'à Etampes.
L'accident causé par la maladresse du cocher de la duchesse de Chàlillon venait d'opérer un rapprocliement que n'eussent pas obtenu les sollicitations les plus empressées des amis de ces dames. ^
Le carrosse brisé fut abandonné avec les chevaux aux soins d un piqueur. auquel on ordonna de st"journer à Etampes. puis les deux duchesses montèrent en voiture . et on se remit en route.
On s'arrêta à Toury pour chaui^er de che- Nanx. mais des gens du cardinal qui parcou-
raieni le pays, les avaient pris dans la journée. el 1 hùlellier ne pul promettre d'en avoir de nouveaux que bien avant dans la nuit. Madame de Nemours voulait qu'on ne prit de repos qu à Orléans, et elle fut d avis d'y aller au pas : mais la duchesse de Chàtillon qui n'éprouvait pas un besoin aussi grand de continuer sa route, l'obligea à séjourner : et mal lui en prit . car après minuit . un gand bruit de chevaux se tit entendre sur la route : en un moment 1 hôtellerie fut cernée, et dix hommes armés, décorés de Técharpe verte (I). envahirent la salle de l'auberge en demandant impérativemenl qu'on leur servit à boire et à manger. L'hotellier s'empressa de les satisfaire, et en un moment une table abondamment servie fut préparée. Quelques branches d'arbres, qu'ils abattirent aux environs de la maison, alimentèrent un feu qui s'éteignait.
(1) On >a\l ^uv rctle CDuleur (Mail adi»j)t»'o par 1rs parti- N^ns du caidinal Mazarin
lu tl <Mi\. ((iii îiv.iil v\i' l;iws<' ,1 la ^îjr<l< des rh<»v;nix. ((iiiltii scm» jKislr |><Mir pn^vcnir le chef «lu cvHv rscoiiîuio cine I h(Mcllorie rciifcr- !»i;nt (les [MTsniiiK's (]<• (lislinclioii : et ;» \',\\> |)iii <!(• rr (jii'il avançait, il (lipcif^iiil les arin(»irif»s qui se trouvaient sur les portières de la voiture de la duchesse deC.hàlillon.
— Dis tu vrai .'' s'ecria le chef de l'escouade (jui n'<^tnif autre que lo marcpiis de Nantouillet: (juoi! la belle (^hiltillou serait ici! quelle humeur vap;abonde la pousse à voyager ainsi en temps de guerre ' Holà! TluMe!
Celui-ci accourut son bonnet à la main et en prodiguant les révérences.
— Trêve de courbettes ! dit le marquis en lui faisant sii^ne de s'approcher; écoule et réponds. Tu as dans ta maison une duchesse.^
— J'ignore le rang qu'occupe cette dame, mon colonel . r pondit l'holelier en continuant à faired'humbles révérences.
— De combien de personnes se (()m|)ose sa suite .^
i)6 LES DEUX
— Douze, y compris ces deux dames.
— Ah! elles sont deux! sans doute quelque fille d honneur, pensa le marquis en vidant son verre: manant, tu vas te rendre à la chambre de la duchesse pour l'avertir qu'un officier de M. le cardinal désire obtenir , à l'instant même, un entretien particulier. Si elle refuse, tu ajouteras que c'est le marquis de Nantouillet qni la prie de lui faire cet honneur.
L'hôle s acquitta de sa commission. Madame de Châlillon eut d'abord quelque envie de ne pas accorder ce qui lui était demandé aussi incivilement ; en réfléchissant que le marquis avait avec lui une escorte capable d'en imposer à ses domestiques , et qu'il pourrait bien la contraindre à rejoindre la cour à Gien , elle aima mieux se prêter aux exigences du colonel des chevau-légers du roi que d'être traînée aux pieds d'Anne d'Autriche qui ne pardonnait point à aucune dame l'abandon où elle sa trouvait depuis son départ de l*aris. D'ailleurs,