‹ Le Roi des Placères d'orChapitre 28 sur 75 · mt · texte numérisé non relu

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ous avons trouvé son cadavre à demi enfoui dans la vase, de l'autre côté de la pointe que vous apercevez d'ici.

— Voilà qui esl singulier! Gomment a-t-il pu se noyer?

— Il ne s'est pas noyé, docteur, il a été assassiné.

— Assassiné, oh!

— Ce matin son cheval esl revenu au camp, les harnais brisés et en désordre; nous avons immédiatement soupçonné un malheur, et nous nons sommes mis en quête. Nous avons, ainsi que je vous l'ai dit, retrouvé le corps de notre pauvre camarade; il avait un effroyable coup de poignard entre les deux épaules; il a dû être tué raide par son assassin, placé en embuscade derrière lui.

— Oh! oh! murmura le docteur, dont le visage était livide.

■ — De plus, continua Jack Slaunton, lous les papiers que portait notre malheureux frère ont disparu; ils lui ont probablement été volés.

— Plus de doute s'écria M. de VercUères en se frappant le fronl, je comprends tout! Nous sommes trahis! Un cheval! un cheval!

Un des cavaliers lui amena le cheval de Houston.

Le docteur se mit en selle, sans se donner la peine de mettre le

pied à Félrier. V"j

. — Suivez-moi, s'écria-t-il, en partant au galop. 7f

Les cavaliers s'élancèrent derrière lui. --, V;

Un quart d'heure plus tard ils arrivèrent au campement. o

Le docteur reconnut aussitôt la vérité. 'À

— Partis s'écria-t-il avec rage. Eh bien, soit! ajoula-l-il avec . ;<!

un affreux blasphème, que son sort s'accomplisse! 11 mourra. A

bas le masque et guerre ouverte ! - ., ' .

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Les Danites se tenaient derrière lui, immobiles, silencieux et atterrés. Ils étaient venus pour tuer, pas pour combattre. ft|

— Pied à terre, tous, reprit-il, et tenons conseil; la guerre est déclarée, vive Dieu!. Que ce jeune homme prenne garde, car cette-: fois, je serai sans pitié ! Chacun pour sa peau ! Le diable pour tous !■

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