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lution. Des arbitres furent nommés de part et d'autre; les Pachecos montrèrent beaucoup de modération dans toute cette affaire et témoignèrent un sérieux désir d'accommodement.
Les Quiros, reconnaissant que cette fois encore, s'ils n'y prenaient garde, ils auraient le mauvais rôle, ne résistèrent que pour la forme, et après des négociations qui n'avaient pas duré moins de deux ans, la paix fut; enfin conclue entre les deux familles ennemies.
Cette paix fui cimentée par plusieurs avantages faits aux Quiros et enfin par le mariage de dofia Sancha de Paclieco de Guardia avec don Lucio de .Quiros; il fut convenu, en outre, que quand dofia Severa Diaz de Quiros atteindrait sa dix-huitième année, eJle épouserait don Fabricio Paclieco de Guardia; dofia Severa avait treize ans à peine et don Fabricio dix-sept.
Les deux jeunes gens furent fiancés solennellement el autorisés à se voir.
Cette facilité qu'on leur accordait éveilla l'amour dans leur cœur, et bientôt ils. s'aimèrent sincèrement et profondément et aspirèrent avec une vive impatience au moment d'être unis.
Les choses en étaient là lorsque la Révolution éclata; dofia Severa avait quinze ans, don Fabricio dix-neuf.
Les Diaz de Quiros et les Pachecos se trouvèrent jetés dans deux partis différents; les Quiros, peu fortunés, el espérant s'enrichir. des dépouilles des rebelles, dont les biens ne manqueraient pas d'être confisqués, demeurèrent fidèles à l'Espagne, (fe dont ils avaient tout à attendre.,
Les Pachecos, au contraire, débarqués au Rio de la Plata, à l'époque où la colonie naissait à peine, et ayant les premiers
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défriché une grande partie du territoire de la vice-royauté, s'étaient attachés à cette terre qu'un travail incessant de plusieurs siècles avait fécondée, et dont ils avaient complètement changé l'aspect : ils étaient devenus sincèrement Argentins.
Ils adoptèrent franchement les principes nouveaux et se jetèrent franchement dans le mouve-- .
ment révolutionnaire qu'ils servirent activement , de leurs bras, de leur intelligence et surtout de leur fortune.
La Révolution buenosayréenne fut longue et acharnée, elle couvrit, le pays de ruines, le sang coula à flots, les deux partis fanatisés par la passion politique, la plus terrible de toutes, se livraient h des représailles horribles ; les Espagnols incendiaient lès biens des libéraux et les massacraient sans pitié au nom du roi; les libéraux agissaient: absolument de même envers les Espagnols, au nom de la liberté.
Les Diaz de Qiiiros, dont la haine était loin d'ètrè éteinte, profitèrent de l'occasion qui leur était offerte pour reprendre les hostilités contre leurs éternels ennemis.
Ils commirent des atrocités épouvantables ; toutes les propriétés des Pachecos furent saccagées et incendiées; dona Sânclia-,
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