I II
.' il
>'>■ il
des choses, contraints d'abandonner une partie déjà plus qu'à moitié perdue, et de quitter pour toujours cette contrée de l'Amérique qui les rejetait définitivement, comme les autres, suivant l'exemple donné par Buenos-Àyres, ne tarderaient pas à le faire
elles aussi .
Les Diaz de Quiros avaient suivi attentivement les diverses phases de la lutte engagée entre la liberté d'une pari et le despotisme de Tau- Ire; ils se tenaient avec grand soin au courant des événements, ils comprirent que Je moment était venu de transiger avec leurs opinions et de se ranger du côte de ceux qui, selon toutes probabilités, resteraient définitivement les maîtres.
ais ils étaient Irop prudents pour agir brusquement cl à la légère; ils s'abouchèrent avec quelques chefs libéraux et commencèrent à leur rendre en secret certains services importants, puis, peu à peu, ils' s'enhardirent, leur concours devint plus efficace, et lorsqu'ils crurent avoir conquis une bonne situation, ils démasquèrent définitivement leurs batteries, manœuvrant avec énergie, attaquèrent les monarchistes retranchés dans la province de Corel ova., leur livrèrent plusieurs sanglants combats et réussirent à les refouler pour toujours hors de la province.
La lulle continuait toujours entre les deux familles, mais celle lutte e lai L sourde et. surtout, défensive.
L'heure sonna où les Espagnols furent contrainte de se rembarquer el de renoncer à vaincre leurs anciens esclaves' révoltés.
L'indépendance de Ja République des provinces unies du Rio. de la Plala fui officiellement reconnue par les puissances euro-^ péennes.
Le moment était, venu de récompenser ceux qui avaient concouru par leur courage, leur intelligence, à obtenir ce grand résultai tant et depuis si longtemps désiré.
C'est le malheur de toutes les révolutions, d'accepter des secours de toutes mains, el, quand elles ont réussi, d'être con traintes à récompenser des dévouements intéressés et souvent problématiques.
Cela a un nom, on l'appelle : la curée.
C'est incroyable, le nombre de citoyens dévoués à la cause 1 triomphante qui se présentent à cette curée ; ils surgissent de toutes
| parts, semblent sortir de dessous les pavés : chacun d'eux a sauvé
la République et assuré le triomphe de la bonne cause.
Le succès fut complet et important pour la cause libérale. .^1
Malheureusement, les Diaz de Quiros étaient trop faibles pour agir seuls; si, au moment décisif, don Horacio de Guardia n'avait pas paru à la tête de sa Mouionera et n'avait pas, après les avoir entourés vigoureusement, chargé les Espagnols, le succès factice des Diaz de Quiros se serait inévitablement changé en défaite.
Celte fois encore, F honneur de la victoire revint aux Pachecos, >i't
ce dont les Quiros enragèrent. J i
-Vift
lit
pi**^ I — ..-. i— ■-.. .. | -. T - . ■■-..■.- . ^ .. p ^ , ^ , * , - * ^ , ' | ~ F " " ■ " i ir i~p"" i *«*^ T frfc r^ * ^ i» ■ < ^ i
fi
iSïï? :
if
lî' : :
ti y.-
■Ti:
ai