HT
vit
iïT- -
irâ-.,-
; -rj; :
T,-if
: iïï
l.ti
ish'-
i -xV
— Un luleur ! il y a un tuteur, que diable ! fit Pierre, croyant embarrasser son interlocuteur.
— Oui, il y a un tuteur.
— Ah ! tu vois .
— . Mais ce tuteur, dont Jeanne dépend jusqu'à un certain
point, consentira à tout.
— Impossible! s'écria le Mexicain avec stupéfaction. - — Moyennant un pot-de-vin de cent mille écus... continua
l'autre, ne songeant point à triompher de la consternation de son camarade. Comprends-tu, maintenant?
— Dame! il le faut bien. Le scélérat a tout prévu ! Ce Ver" dières est un profond politique!
— Rien ne lui échappe.
— Trop de duplicité pour un seul homme, si le nom d'homme on peut donner à un monstre de ce calibre-là.
— Hélas ! Pierre. C'est un bien brave homme ! et malheureusement il n est pas le seul de son espèce. Ruiné, désespérant de reconquérir honnêtement une fortune et une position, il joue un jeu de bandit, et il gagnera peut-être. Qui sait? Francis est si dépravé qu'il croit son moyen de bonne guerre ; et, d'ailleurs, qui veut la fin veut les moyens ; c'est à .nous maintenant d'établir une contre-mine, avant qu'il ne mette les pieds ici, où la plupart de ses complices sont réunis.
— Oh ! oh ! Voici qui est grave et qui complique étrangement la situation;
— Oui, et je te le répète, comment faire ?
— Laisse-moi réfléchir un instant; je me suis dévoné à^ton ;^^P œuvre ; mieux que toi, je connais l'Amérique, que j'habite depuis
*.-* ■i.'*m*.tj.J-*
ht:
rti
dix ans ; en ce pays, cher ami, on ne doit compter que sur une
chose, l'imprévu ; et, vive Dieu ! c'est l'imprévu que j'appelle à
notre aide, car seul il peut nous faire réussi] 1 .
— Dieu t'entende, mon ami ! Ali ! s'il s'agissait d'une mine
d'or ou d'argent à découvrir, je serais certain du succès; avec toi,
le plus renommé des gambucinoa, loi qui obliges pour ainsi dire l'or à monter à la surface du sol et à se révéler aux regards éblouis des hommes.. . Mais il s'agit bien d'or, aujourd'hui !
— Patience, Louis, répondil le gambucino, déguisant un sourire, peut-être celle puissance que Ton m'attribue nous servira-t-elle cette fois encore. . . Eu tout
cas, elle ne peut nous être nuisible.
11 se lit un silence entre les deux hommes; tous deux rélléehissaient profondément.
Autour d'eux, les cris, les rires et les éclats de voix allaient toujours crescendo.
Tout le monde parlait, bavardait, hurlait en môme temps.
On jouait jusqu'à ses boites.
On buvait à même des bouteilles.
On se disputait, on se querellait, et de temps à autre on se lourrait amicalement un pouce d'acier dans la joue droite ou dans la joue gauche.
Celait bien la réunion la plus joyeuse de ce séjour enchanteur.
Maître Stroog se frottait gaiement les mains et supputait dans
son étroit cerveau les gains malhonnêtes que cette petite orgie lui rapporterait. * '
Tout à coup Pierre se frappa le front, se redressa et donna un violent coup sur la table.
■ — Maître Slrogg ! cria— i— il.
■ — À vos ordres, seigneurie, répondit le gros homme, qui s'empressa d'accourir, la bouche en cœur.
vm
fcf**
ls
rs
Si
! ÏRIfc
• , . - ' jl C-.-
.V-:Wif
■;vi :•