SCÈNE V
Les mêmes, plus SYLVANA, ANGELO.
-Vous!.. Vous ici, Signora !
SYLVANA.
Oui, c'est moi, pardonnez mon audace! Pardonnez la liberté que je prends, et qui doit vous sembler bien étrange! Il fallait vous voir absolument, je n'ai pas hésité devant le choix des moyens !
ANGELO
Ce n'est pas à moi, de juger votre conduite. Puisque le hasard vous amène, au moment où je suis avec mon meilleur ami, je profite de l’occasion pour vous présenter le chevalier Mario di Torelli !
SYLVANA, s'inclinant.
Je suis heureuse de saluer le chevalier que je connais très bien, je sais qu’il est un ami pour vous !
Oui, et le plus cher, car cet ami m'a sauvé la vie. MARIO,
Vraiment, je suis confus! car enfin, ce que j'ai fait pour Angelo, tout autre l'eût fait à ma place !
SYLVANA.
Vous êtes trop modeste, chevalier ; ce n’est pas tout le monde, qui aurait bravé la colère du gouverneur de Florence, pour prendre la part d’un pauvre artisan, et faire avouer à Rocambi, l’âme donnée de Degii Fortunati, la vérité toute entière. En agissant ainsi, vous luttiez contre son excellence qui est un homme puissant ; et vous vous exposiez à son ressentiment.
Pour l'intérêt que vous témoignez à Angelo, laissez-moi vous remercier !.. laissez-moi vous tendre la main ..
MARIO, lut baisant la main.
Vous êtes bonne, signora ! Vous êtes digne d’être aimée.
Pourquoi, vient-elle ici ?. :
SYLVANA, Le saluant.
Chevalier...
MARIO
Je me retire.. je vous laisse ! (Bas à Syivana.) Tâchez de lui donner un peu de courage.
LE ROI DES TÉNÈBRES SYLVANA, de même.
Je suis ici pour cela.
MARIO
i fait Allons ! mon cher ami, au revoir et à bientôt ! (Bas) Espoir !
ANGELO
Merci, Mario !..
MARIO
Signora ! (// salue Sylvana et sort à droite. )