‹ Le roi du bagneChapitre 125 sur 243 · LES DEUX COMPLU ES · texte numérisé non relu

LES DEUX COMPLU ES

.Unit jours après, Le l<i mai, Bonaparte signai! a Milan, avec Les plénipotentiaires vénitiens,, un traité conforme toul .;i ce que Le général exigeait, même jour, une division de quatre mille Français recevail tordre fl'entrer à Veni- 60. La vieille répiblique aristocratique avait vécu.

Ce jour-là, une chaise de poste sortanl de Milan, s'élançai! sur La route de France : deus hommes étaient assis an fond de La voit m':' e! causaient, tandis que Les chevaux dévovaienl ; u galop 1 espace:

— ?*ourquoi, à Vérone, as-tu livré toi-même la ï arquise à Maurice? disait l'un des deux hommes avec un accent de reproche.

L'autre sourit finement.

— Tu ne m'as pas encore/ compris, Eoquefort répondit-il. J'espérais que Maurice, Jacquet et le comte seraient tués. Malheureusement ils avaient échappé, les Français arrivaient à leur secours, ils étaient sauvés, le tambour-major et Je grenadier qui avaient conduit la vieille femme au couvent allaient parler, que devais-je faire? Prendre l'initiative et détruire d'un seul coup 1rs doutes, que Jacquet commençait à avoir sur moi. J'ai réussi, donc j'ai bien fait. Je suis l'ami de Jacquet et je réaliserai enfin ce que je me suis promis de faire ! Ecoute ! Je t'ai dit ce <me je voulais, Eoquefort, Je serai Eoi du bagne, et ma vengeance sera accomplie; mais je serai plus puissant que Camparini ne l'a jamais été. Pour arriver à ce but, ce qu'il me faut avant tout, c'est perdre Camparini, le perdre sans retour, sans espoir pour lui, l'écraser enfin ! Ce qu'il me faut, ce sont ces papiers qu'il a livrés et qui le mettront à ma merci. Or ces papiers qui perdent Camparini, constatent l'identité du petit-fils du conseiller de Xiorres. .

— Mais ces papiers, la marquise de Cantegrelles et Lucile savent seules où ils se trouvent.

— Un autre sait où sont ces papiers.

— Qui cela?

— L'abbé Chambard, le confesseur de la marquise.

Bamboula sourit.

I ! .i 'ii d'enlever L'abbé, dil il, i

i in ion, el il pari

Roquefort lit un boi ban tette.

Alors? dit-il.

Alors, repril Bambou] turone .

crel de ce papier s .ant que Jacquei se doute Bculemenl de ce qui a eu Lieu. Alors < !amp q( re ii"- oa in . Roquefort pieds et poings liés !

\l.ii- L'enfani !

Une double détonation retentissanl mi'iit coupa La parole sur Lee abou-

la, qui allait répondre. La chaise de p rêta avec un choc qui faillit la faii ; elle

venail d'entjper dans un petit !

Bamboula ouvrit précipitammenl la portière et il voulu! s'élancer; mais quatre hommes qués Burgissanl brusquement Lui présentèrenl à la fois Les gueules menaçantes de quatre pistolets.

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