‹ Le roi du bagneChapitre 154 sur 243 · DIMANCHE, LE 15 OCTOBRE · texte numérisé non relu

DIMANCHE, LE 15 OCTOBRE

EHNEST CAPENDU,

Grand roman dramatique illustre, en quatre parties. Publié l'u i,i .. i< ul( ■ de irai usai Loutc line».

EN VENTE A 5ctu. LE FASCICULE

A LITTERATURE MODERNE

iôio, RUE N0TRE=DA/V1E.

MONTREKL,

Je le servis aussitôt. Il était assis au pied d'un palmier, et son cheval et le mien mangeaient les éeôrces des arbres.

— Assieds-toi ici, me dit le général.

J'obéis, car le général n'aime pas à répéter deux fois la même chose.

— Allons, soupons! ajouta-t-il.

— Mon général, dis-je vivement, mangez tonte la viande, je n'ai pas faim; j'en ai croqué pendant que nous galopions.

Ce n'était pas vrai : je n'avais pas mangé depuis le matin, mais il y avait bien peu d'âne el je voulais que le général mangeât tout. Il nie força à prendre un biscuit: nous mangeâmes, puis il me demanda à boire et je lui passai l'outre.

Il but, mais il fit une diable de grimace: l'eau était saumâtre, et la chaleur et le ballottement l'avaient à peu près gâtée. Enfin la nuit venait, et mon inquiétude redoublait: le général n'y pensait pas, lui.

— A cheval, nie dit-il, et 'quand nous serons au Caire, tu me rappelleras que je te dois un souper.

Nos chevaux s'étaient un peu reposés; nous revînmes sur nos pas sans trop savoir où nous allions. La nuit était noire quand je reconnus quelques cavaliers de l'escorte qui nous cherchaient avec inquiétude et qui appelaient à grands cris. Nous revînmes au quartier. J'avais une faim épouvantable: depuis le matin je n'avais mangé qu'un seul biscuit et bu qu'une gorgée d'eau. Il n'y avait pas de cantine et rien à manger sous la tente.

— Ah, mon Dieu! dit Eose avec intérêt, comment avez-vous pu faire?

— J'étais là assez embarrassé, reprit Louis, quand tout à coup il me pousse une idée. J|f ;

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