‹ Le roi du bagneChapitre 189 sur 243 · I .h ! lit un homme · texte numérisé non relu

I .h ! lit un homme

atteint par la massue, on comme un boeuf ; il faudrait un p

l.i dire que le chef ue veuf dit en frémissant Paille-de- .

I I .1 raison, dit le n 1 fait trop de bruit, h'aille..

< Irenelle el file \ ite !

— Je veiUI ma nièce, répéta l'ai!

— l'>ah ! t h la rel rouveras api

— Ordre du chef, te dis-je !

Paille-de-Fer m interlocuteur par le 1

— 11 faut que la Cagnotte vienne avec mo . il à vois basse; comprends. Bile .-ait tous l< creta de la bande à Beau-François; je lui ai tout révélé un soir que j'avais bu plus qu'il ne fallait. Si elle parle, elle peut me vendre moi et les miens. Et ( iarmagnole me hait, et la band thier est maintenant ennemie de la nôtre. I. la Cagnotte avec lui, c'est . . .

Un coup de sifflet, accompagné de modulations bizarres, retentit brusquement. Au même moment, tons les cris s'éteignirent, et un silence profond régna là où tout à l'heure éclataient des hurlements furieux.

- — A lu raille? dit une voix -

Les lumières qui éclairaient l'intérieur du cabaret disparaissaient au même instant.

— Je veuj !a Cagnotte! -"écria Paille-de-Fer en se précipitant.

Mais, sur un geste de son interlocuteur, quatre mains vigoureuses l'arrêtèrent, le saisirent et l'entraînèrent.

La petite place était déserte; tout ce monde qui, quelques secondes plus tôt. criait, hurlait, menaçait et. gesticulait, tous, hommes, femmes et enfants s'étaient évanouis subitement comme des ombre- chinoises, alors que l'on change de place la lumière.

Les ténèbres épaisses qui régnaient permettaient à peine de distinguer la maison, dont le rez-dechaussée était occupé par le cabaret maintenant absolument sombre et silencieux.

Un bruit de pas réguliers retentissait à une courte distance. Le personnage à la massue avait disparu également: la porte du cabaret était close; pas la plus légère lueur intérieure ne décelait que quelqu'un veillât dans l'établissement.

L'interlocuteur de Paille-de-Fer était demeuré

à la même place, abrité par les murailles de planches du chantier. Lançant un regard rapide autour de lui, il aperçut une forme humaine se dressant immobile à quelques pas en arrière.

D'un bond rapide, il fui près <lu personnage à demi dissimulé dans l'obscurité de la nuit.

— Rosette a été enlevée ce soir, dit-il, et tu veux savoir où elle esi ?

Une sorte de rugissement sourd se fit entendre.

— Suis-moi. tu vas peut-être le savoir.

L'homme traversa rapidement la rue; l'antre le suivit. Arrivés tous deux devant la porte du cabaret, le premier fit entendre probablement un signal, car la porte s'ouvrit aussitôt; il se retourna. poussa son compagnon devant lui, entra à son tour, et la porte se referma.

Tout demeura dans une obscurité complète et un silence profond. Une petite tronpe d'hommes, s'avançant avec ordre, se dessinait alors dans la rue de l'Université, venant de l'esplanade des Invalides.

Pour lui préparer les relais étaient eux-mêmes acclamés reçus, fêtés, et de dix lieues de la route que le général devait suivre, toute la population se précipitait dans l'espoir de le voir passer. La Bourgogne entière était en proie au plus ardent délire. On ne parlait de rien moins que de supprimer les chevaux et de traîner à bras la chaise de poste du général de Lyon à Paris!

"Voulant précipiter sa course et désireux d'arriver à Paris, le général prit la résolution de changer la route indiquée et de voyager incognito pour se soustraire à l'ovation provoquée par l'amour de tout un pays . . . . "

— C'est ce qui exjfiique pourquoi madame Bonaparte n'a pu rencontrer le général.

— Sans doute.

— Oh ! comme il a dû être péniblement surpris de trouver déserte sa maison de Paris, lui qui devait . . . Mon Dieu ! . . . que je souffre !

— Maurice !

— Je voudrais mourir, mais mourir sur l'heure ! Oh! si j'avais un pistolet. . . une épée. . . un poignard ... un couteau . . . mais non ! vous ne voulez pas me donner d'armes ... Oh ! vous êtes de faux amis... Vous ne m'aimez pas! Je veux mourir, vous dis- je. Laissez-moi donc me tuer. . . je la reverrai au moins. Oui! oui! Lucile. . . me voilà. . . Tiens! je vais mourir. . . je vais. . .

— Le général Bonaparte est arrivé à Paris le 24 vendémiaire ! reprit le lecteur. Il a demandé le colonel Bellegarde.

— Mon général..." dit Maurice en se calmant tout à coup.

Cette scène avait lieu dans une chambre de la maison habitée par le colonel Bellegarde et dans laquelle nous avons déjà pénétré.

Dans un lii. tiré au milieu de la pièce, le colonel était étendu, le front pâle, les yeux très ardents, les lèvres d'un rouge de sang, les traits fortement contractés, les joues caves et flétries.

Depuis le matin du duel, Maurice avait vieilli de dix ans et il y avait par moments dans son regard quelque chose d'étrange, d'effrayant, pour ainsi dire, qui paraissait déceler une perturbation violente des organes du cerveau.

Deux fortes lanières entourant le lit par-dessus la couverture fixaient le drap sans pouvoir blesser le malade, mais le mettaient évidemment dans l'impossibilité absolue de s'élancer hors de sa couche. Les bras étaient emprisonnés sous sa couverture, disposée comme sont celles des lits d'infirmerie dans les hôpitaux de fous.

Près du lit était une petite table surchargée de fioles, de flacons, de verres et, assis devant cette petite table, se tenait le comte d'Adoré. Cinq ou six journaux gisaient sur le tapis au pieds du vieillard.

Il pouvait être alors deux heures de l'après-midi :

— Le général me demande? dit le colonel dont le regard devint fixe et inqiiisiteur.

- — Oui ! dit le comte.

— rQuels ordres a-t-il à me donner?

— Il voulait vous voir, mais on lui a dit que vous étiez souffrant. Il est arrivé à Paris, dit un autre jouranl, avant que personne dans la capitale • se doutât de sa présence. On le croyait encore sur la route de Bourgogne.

— Après ? . . . après ? . . . qu'a-t-il fait ? qu'a-t-il dit? ■

— Deux heures après son arrivée, continua le comte en lisant un second journal, le général se rendait sans escorte au palais du Directoire. Bien qu'il se fût enfoncé dans l'angle de sa voiture pour ne pas être vu, la garde le reconnut, et au moment où il mettait pied à terre, un immense cri de :

"Vive Bonaparte !" le saluait avec amour.

"Le président Gohier, prévenu en toute hâte, se précipita au-devant du jeune héros et il fut convenu que, le lendemain 25, le Directoire recevrait officiellement le général."

— Et je ne suis pas près de lui ! dit Maurice avec un soupir. Oh ! comme je voudrais le voir ! comme je. . . mais non! je veux mourir!"

Et se roidissant sous les courroies qui le retenaient captif, le malade poussa des cris inarticulés, puis s'arrêtant brusquement :

"Lucile! cria-t-il. Je te vois. . . tu m'appelles.. .

t ii 1 1 1 ■ ■ (nu l [c m. 1 1 n ... mo voilà. . i jo t aiino. .. je \.i i mourir. . . jo me i ne. . . je me ..."

l ii i ri déchi i*. i lit e1 de nouvelles con\ ul interrompircni le colonel, i ' □ roulemen! de tambour retenti! brusquemen! dam la pie© Maurice B'arrôta el rede\ inl i aime par une i ran mi n>n si brusque, que quelqu'un ayani assisté ;i la Bcène précédente, cûl pu c croire le jouet d'une illusion.

Le généra] ! dit-il.

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