‹ Le roi du bagneChapitre 2 sur 243 · LA FERME AUX CHATS-HUANTS · texte numérisé non relu

LA FERME AUX CHATS-HUANTS

— Un secret du lieutenant Maurice ! reprit Torniquet après un moment de silence. Qu'est-ce que ça pourrait bien être?

— C'est deux yeux noirs qui brillent a mettre le feu à un obusier! répondit Gringoire. i

— Bah! une citoyenne?

— Et une soignée encore !

— Une particulière du pays? demanda Romulus.

— Ah ! ça, je ne sais pas. J

— Mais comment l'as tu vue?

— Ah ! voilà l'histoire. Ecoutez, mes fistons, je vaus vous-narrer l'événement tout en filant notre 'nœud vers la ferme où le lieutenant ne veut pas qu'on aille, mais où nous irons tout de même. Voilà l'histoire. Vous vous rappelez, il y a trois jours, le bruit t couru dans les rangs que les citoyens Directeurs allaient enfin nous expédier un général en chef?

— Oui, fit Torniquet, que l'on disait même que le citoyen général était le petit sec qui commandait l'artillerie à Toulon?

— C'est cela? Là-dessus le général Berthier a envoyé ses officiers d'état-major porter des ordres aux généraux divisionnaires pour masser les troupes autour du quartier général.

— Nous savons tout cela, dit Bibi-Tapin, à preuve que mon lieutenant, le citoyen Maurice, est parti le premier porter l'ordre à la division Augereau.

— Or donc, c'est avant-hier soir qu'il est parti? reprit Gringoire.

— Tout juste.

— Et c'est avant de monter à cheval qu'il a défendu aux hommes de sa compagnie

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