‹ Le roi du bagneChapitre 232 sur 243 · LXXII · texte numérisé non relu

LXXII

COM M KNT ON' VA AUX AN'] ll.l.l -

l »c sorte que je promenai dan le I la\ re,

Lin! hi mer que je n'avais jamais vue

— O'esl beau, Uervai

— ("'est Buperbe, Qorain !

— C'est grand, surtout ?

— Oui, c'csi i rès grand '

El dire que ,i<' ue la verrai jamai - 1 Ma parole d'honneur, je n'ai pas de chance. Maintenant que tu eu es revenu, je vomirais avoir fait ton vo h t;, plai

— Ali! j'aurais consenti de lionne grâce.

— Vous avez donc eu bien des désagréments?

— Ah! fit Gervais en répondant a cette question d'un personnage assis en face de Lui, les pieds sur le rebord de la cheminée dans Laquelle brûlail un

l'eu ardent et clair.

Il était dix heurse du soir, la nuit était noire, le vent s'élevait avec violnece et soufflait par rafales • lui faisaient crier les girouettes but leur.- tringles

de d'y.

Tous Les bâtiments de la grande ferme de Fontenay étaient plongés dans d'épaisses ténèbres, à L'exception de deux fenêtres du rez-de-chaussée du corps de Logis du centre, fenêtres éclairant cette grande salle .pie nous connaissons, et dans Laquelle nous avons pénétré jadis lors de la visite nocturne du comte d'Adoré au fermier llamelin.

C'était dans cette grande salle qu'avait lieu la conversation dont nous venons de surprendre un fragment. On grand feu pétillait dans l'immense cheminée de la salle, et la lueur de la flamme, qui se tordait en spirales sur le fond noir de l'âtre. éclairait l'immense pièce bien 2iiieux que ne pouvait le faire celle des deux lampes placées sur la grande table.

Devant la cheminée, se rôtissait agréablement les Od tles jambes (suivant leur propres expressions) (Servais et Gorain se balançaient sur leurs chaises: Gervais, le corps renversé sur le dossier, les mains dans les poches de sa veste, la jambe droite croisée sur la jambe gauche: Gorain. le corps ramassé sur lui-même, la tête dans le cou, le cou dans les épaules, les épaules dans la poitrine, la poitrine dans le ventre et le ventre débordant sur les cuisses; Gorain avait l'attitude d'un homme absorbé ,par le travail d'une digestion lente mais heureuse.

Tous deux avaient la mine épanouie, l'air béat,, le regard à demi voilé, l'expression de physionomie enfin qui leur était particulière chaque fois que

I j.iii i un coin, fumant de < tourna, qui, aci roupi ent re -•- jam -

eau allongé ïur 1 1 imelin pai i

écoute ine indifférem •• profonde.

I )an- Le fond .I.- la pièce, dan- l'un di plus abrités, quatre femme», quat a .n juger par leur cost urne au moins, 'i". profondément .a long de la muraille.

Deux garçon* .1 •■ ferme, l'un couché a plat ventre sur un banc qu'il embrassait de .-<•- deux bn le pressant eont re son coeur : l'autre a fourchon sur une chaise retournée, Les main- jointe- Bur I.' dossier et la têt.- appuyi dormaient également d'un sommeil calme et ; ion .

On entendait an dehors que le bruit du vent BOuf riant dan- le- arbre-: !.• plus profond -il -nait autour de la ferme. ,.t ce silence n'était même troublé par les aboiement- des chien doute. César, l'vranie et I )ur-à-( 'uir. Les trois bouledogues ne flairaient rien qui éveillât leur attention,

— Eh bien, dit llamelin en souriant, tu as fait un beau Voyage !

— Ah! je m'en serais bien pass beau l'A-

mérique, mais j'aime mieux la rue St-Denis.

— Bah! dit Gorain. quand on en au!

— Après cela, dit Gervais. ce n'est pas l'embarras! Le séjour de Paris n'est pas tellement agréaable. Témoin ce qui nous est arrivé aujourd'hui. L'avons-nous échappé belle, hein? dis!

— Ne m'en parle pas dit Gorain en frissonnant. J'en ai encore des sueurs froides!

— Et dire que ce Eossignolet nous avait promis une partie de plaisir... Et qu'il s'agissait de -' gorger !

— Oh ! qu'est-ce qu'aurait dit mon épouse.

— Et ces deux brigands qui nous poursuivaient ! As-tu vu quel acharnement?

— C'était épouvantable.

■ — Hein? est-ce une chance que j'aie découvert cette ferme! que le citoyen nous ait accueilli-. qu'il nous ait donné à dîner, et qu'il nous ait permis de- passer la soirée ici, car jamais, au grand jamais, je n'aurais osé retraverser le bois de Yineennes ce soir.

— Ni moi! je serais mort de peur bien sûr!

— Silence ! dit vivement Hamelin.

Les deux bourgeois se turent aussitôt et se regardèrent avec inquiétude.

Coumâ le lévrier s'était dressé eu grognant, mais

Hanielin, lui retenant le museau entre ses deux mains l'empêcha d'aboyer.

— Tais-toi! dit-il d'une voix impérieuse.

Se levant et maintenant toujours le chien par le en] lier, il se dirigea vers la porte et il écouta. Un bruit sourd comme celui causé par le roulement e voit ure retentissait au loin.

Coumâ grognai! sourdement et Taisait des efforts pour s'élancer.

— Paix! dit Hamelin. Ne bougé pas!

L'intelligent animal parut comprendre, car il poussa un soupir bruyant et battit ses flancs de sa queue.

Eamelin, tenant toujours le chien, traversa la cour et se dirigea vers la porte cochère. En arrivant.il entendit un bruit étrange provenant de l'au tre côté. On eût dit d'un soufflet de forge aspirant l'air.

— César! murmura Hamelin.

Le bruit augmenta. Adressant un nouveau geste impérieux à Coumâ, le fermier ouvrit la grande porte; aussitôt un énorme chien bouledogue se rua dans la cour.

Ce chien était muselé pour l'empêcher de crier, il portait autour du cou son collier hérissé de pointes; au bas de ce collier appendait un papier.

Hamelin refermait la porte, et tandis que César se couchait devant lui, il détacha le papier. Courant vers la maison, il rentra dans la salle et lut le papier.

— Bien ! dit-il simplement en refermant la lettre qu'il mit dans sa poche.

Il regarda autour de lui : Coumâ n'était pas rentré dans la salle.

— Qu'est-ce qu'il y a donc? demanda curieusement Gorain.

— Rien ! dit Hamelin. Un cavalier qui passait.

Les quatre servantes et les deux valets endormis avaient été réveillés sans doute par le bruit qu'avait causée la sortie du fermier, car ils avaient tous légèrement relevé la tête, mais sur la réponse de Hamelin, ils reprirent leurs positions.

En ce moment un hurlement sonore, joyeux, retentit. Hamelin se précipita au dehors. Il courut vers la porte cochère devant laquelle le lévrier faisait des bonds prodigieux. Hamelin sans hésiter, ouvrit vivement la porte.

Un homme entra, mais cet homme n'avait pas fait trois pas en avant que Coumâ se roulait à ses pieds avec des élans de joie extraordinaire.

— Silence ! dit Hamelin.

Coumâ s'arrêta. Le fermier écoutait.

■ — J'entends distinctement le roulement d'une voiture ! dit-il.

— Oui ! répondit le nouveau venu. Sur la route d Paris!

— 'C'est bien cela ! On dirait le bruit de la voi- 1 ure du maître.

L'autre écouta.

— C'est vrai ! dit-il.

— Pourquoi viendrait-il! dit Hamelin avec étonne nt.

LXXIY LA ROUTE DES ( ARRIERES

Fontenay-sous-Bois est. ainsi que je l'ai dit, bâti sur une colline dont la ferme d'fîamelin formait le point culminant. Vincennes, Montreuil, Rosnysous-Bois, Xeuilly-sur-Marne, Xogent-sur-Marne et Joinville forment un cercle presque régulier dont Fontenay est le centre.

Fontenay, tout en étant le point central d'une contrée habitée, n'avait pas de communications très suivies avec les autres villages, et cela tenait à ott que le bois de Vincennes, alors forêt, d'un côté, la Marne de l'autre, et enfin les carrières de Montreuil, l'encaissaient, pour ainsi dire, et en rendaient l'accès difficile le jour, dangereux la nuit.

Ces carrières, s' étendant à la droite de Montreuil et à la gauche de Fontenay, avaient été jadis assez grandement exploitées. Elle présentait dans un bas-fond leurs entrées sombres, ressemblant à ces souterrains creusés par les bêtes venimeuses. Comme toutes les carrières .elles jouissaient dans leurs environs d'une réputation peu tranquillisante. Elles avaient leurs légendes sinistres que l'on racontait le soir au coin du foyer, en se serrant les uns aux autres pour avoir moins peur.

Les esprits faibles affirmaient qu'il y revenait des morts; les esprits forts prétendaient qu'il s'y cachait des bandits. Toujours est-il que la réputation des carrières faisait faire, la nuit venue, un grand détour à tous ceux qui, venant de Fontenay eu de Rosnv, suivaient la route de Montreuil.

Ce soir-là du 20 brumaire, quiconque eût passé à proximité des carrières, esprit fort ou esprit faible, eût certes ajouté foi aux bruits répandus. Comme onze heures venaient de sonner, une longue ligne noire se confondant presque dans les ténèbres toute la longueur de la vallée au fond de laquelle était l'ouverture des carrières: puis arrivée à un endroit où un petit bouquet de bois s'élevait en face et où la plaine s'étendait à droite et à gauche, la colonne, comme obéissant à un signal donné disparut soudain, tous ceux qui la composaient se dis-

per an! avec la rapidité de la foudre : "n eût dil une "i" rai ion magique.

h,* \i.ini ivnii ,i i'. . 1 1 1 # ■ 1 1 .1 \ , ii i une route

coupant l.i plaine en biait el Laie anl li m- .i g tut •■ l ette routi < encieute ei de-

Mil

Toul à coup, el quelques iprè i elui où

l,i colonne rnj - i avait disparu comme par

enchantement . deux liommi ! i firent ir cette

routo, 30 dirigeant vera Pontena ( leux hom-

ôtaient masqués.

A peine cea deux hommes avaient-ils fa.il dix pa mmii un profond silence, que deux autres, masqués, aussi, surgirent également par L'un des Bentiers en contre-baa de la rouie. Les deux premier tendaient évidemment è la venue des deux autres, car ils ne manifestèrent aucun étonnemnet.

Tous quat re sui\ irent la route de Fontenay.

La ii m ii était Bombre: les silhouettes des grands arbres bordant la chai. lessinaient à peine

sur le ciel uoir. l'n silence de mort régnait dans La i ampagne.

L'un des quatre hommes, en atteignant L'endroit de La route où aboutissait celle allant à Ymcennes, s'arrêta subitement. D'un regard rapide il explora les champs qui s'étendaient à droite jusqu'aux Limites du bois de Vincennes, à gauche jusqu'aux

carrières.

— iTous doivent être à leur poste? dit-il.

— Tous! répondit L'un îles trois autres en s'arrêtant également.

— Mes ordres ont été exécutes?

— De point en point.

--La ferme est alors entièrement cernée à cette

heure?

— Complètement.

— Los souterrains pratiqués dans les caves et qui passent sous les potagers?

— Leur extrémité est gardée. J'ai mis là dix hommes sûrs, ainsi que tu l'avais recommandé.

— Combien y a-t-il d'hommes sur la route de Nogent ?

— Douze.

— Sur celle de Rosny?

—Huit.

— 'Sur celle de Tincennes?

—Six.

— Et sur celle-ci dix. En tout trente-six, plus les cinq de la route de Nogent et nous quatre, cela fait bien quarante-cinq.

— Et quarante-cinq solides. Suivant tes instructions, nous avons tous choisi l'élite de nos bandes: nos hommes les plus braves et les plus fidèle

La parole et qui pai dix boni -

<iii Lo second personna

I •■ mu personna

Enfin, dit Le q

En tout quarante : et quarai I

ne quai re-vingt-cinq. l

Pour prendre cinq non, Bonn me semble -mi

Oui, .-"il n'y avait que cinq hommes, mon < Ihivasso : mais, par an hs plus à la ferme.

— Comment ? Avant-] filles de ferme et qui cela ne fait que cinq hommes.

— blamelin a repris 'I"- dom arrêté six garçons et quatre nouvelL qui fait onze home I femmes

la fermière ni Bes enia

— Ni les chien.- ! dit une voix.

— Oh! Pick ne les a pas oubliés.

— Ils peuvent compter!

— Quand ils vaudraient cinq hommes chaque, dit Chivasso, cela ne saurait nous arrêter. Il y a là quatre chiens, onze hommes, nuit femm nous sommes quarante-cinq, et nous les surprenons dans leur sommeil, et nous avons quarante homme sde eonrrtfit.lzé ? oayjdvIrnéhdiboioiXéf hommes de renfort prêts à nous secourir.

— Cela est vrai, mais ce n'est pas plus qu'il n'en faut.

— Allons donc. Oamparini. je ne te reconnais plus! Noua avons fait vingt expéditions avec moins de monde et dans des circonstances vingt fois moins, favorables. . .

— Oui, mais ces expéditions n'étaient pas celle de cette nuit.

— Oh! pour quelques millions de plus ou de moin- 1

— La question nest pas là. Si je n'avais à enlever que les sept millions de diamants, de pierreries et de valeurs en tuant tous ceux qui les garaient, tu ne me verrais pas prendre autant de précautions.

Les trois hommes relevèrent la tête avec un geste d'étonné ment et leurs regards filtrèrent comme des jets de lumière à travers les trous de leurs masques.

— Y a-t-il donc à la ferme autre chose que les

millions en pierreries et en papiers que lu nous as indiqués?

— Oui! il y a plus! dit Camparini.

— (Quoi donc?

— 11 y a un trésor qui vaut cent fois plus que celui dont vous parlez: il y a clans cette ferme un trésor inestimable pour nous tous, car il y a noicurité à tous, il y a la sécurité de l'association entière!

—Hein? firent à la fois les quatre hommes en tressaillant.

Camparini les regarda en croisant ses bras sur sa vaste poitrine.

— Que dis-tu donc? reprit Chivasso.

— Je dis qu'il est heureux pour vous tous que j'existe, car sans moi vous seriez tous perdu demain !

— Perdus! dit Piek, comment?

— Pardieu! comment on est perdu?. . . en. étant perdu!... c'est-à-dire pour nous, en étant livrés aux gendarmes d'abord, aux juges ensuite et en dernier au bourreau.

— Mais je ne te comprends pas !

— Tu ne comprends pas Eoquefort ? tu ne comprends pas Chivasso? tu ne comprends pas Pick? Eh bien ! oui, en effet, vous ne devez pas comprendre . . .

— Mais qu'y a-t-il donc? dit Chivasso.

' — 11 y a que l'association n'a jamais été si près de sa ruine, c'est pourquoi j'ai voulu rassembler autour de moi., à cette heure, nos plus braves et nos plus dévoués ! . . . Il y a que depuis quinze ans, un traître est parmi nous, que ce traître a voulu dix fois nous perdre, qu'il a promis de nous vendre, qu'il nous as vendu et qu'il doit nous livrer cette nuit: mais le lâche a compté sans ma prudence! Au lieu de nous livrer, c'est lui qui sera pris; au lieu de nous perdre, il nous aura sauvés; au lieu île continuer à s'imposer parmi nous, il va nous rendre libres de le châtier et de nous venger!

Les trois hommes continuaient à regarder Camparini avec un intérêt croissant.

Tous trois étaient demeurés à cet endroit de la mute de Fontenav à Montreuil où aboutissait celle de Vincennes. Ce confluent des deux chemins était opéré sur une hauteur dominant absolument le pays de ton.- côtés.

Pas une broussaille, pas un abri ne pouvait permettre à une écouteur indiscret de dissimuler sa présence.

Camparini était donc certain, après avoir exploré du regard le petit carrefour où il se 'trouvait avec ses compagnons qu'aucune oreille cachée ne pouvait surprendre ses paroles.

Un gros arbre se dressait près de lui, il s'appuya contre le tronc eu faisant signe de la main à ses compagnons de se rapprocher.

LE PLAN

— >De qui donc parles-tu? reprit Chivasco après un long silence.

— De Bamboula ! répondit Camparini.

■ — Bamboula ! s'écrièrent les trois hommes avec mie même intonation de surprise et cle colère.'

— De Bamboula! répéta le Roi du bagne, de Bamboula qui en 1785, m'a trahi et a trahi l'association dans l'affaire des Ximres; de Bamboula qui, en 1790, nous a trahis dans le procès d'Horbigny; de Bamboula qui, en 1794, nous a trahis à Paris et aux Antilles; de Bamboula qui, depuis 1797 ,nous trahit et aujourd'hui nous a vendus! — Des preuves de ce que tu dis ! s'écria Pick. — Elles sont dans la conduite même de Bamboula ! Employé par Fouché, il devait nous servir dans ce poste important : il a commencé par nous servir pour mieux capter ma confiance, puis maintenant il nous vend !

—Depuis quand sais-tu cela? dit Chivasso. — Qu'importe, je le sais !

— Quoi ! s'écria Pick, tu sais qu'un des nôtres nous trahit, nous vend nous livre, et celui-là n'est pas mort ?

— -Celui-là pouvait nous être utile, c'est pourquoi il a vécu.

— Bamboula ! un traître ! dit Pick, avec un geste menaçant.

Camparini s'était croisé les bras sur la poitrine: 2)romenant sur ses compagnons un regard calme et dominateur.

— >Si je vous révèle de danger, dit-il, c'est que le danger est conjuré. Ah! bien que vous me connaissiez, vous ne me devinez pas encore. Sachez que depuis trente ans jamais la trahison n'a existé dans l'association des enfants du bagne sans que cette trahison je ne la devine et ne la punisse. Pick et Eoquefort peuvent en témoigner : Bamboula en témoignera cette nuit en payant sa dette.

"Rappelez-vous ce qui a eu lieu en 1797, il y a deux ans, lors du retour de la campagne d'Italie.

"J'avais Bamboula entre mes mains et j'étais résolu à le punir ; toi aussi Roquefort tu étais là garrotté.

— Oh ! s'écria Roquefort, tu sais si je t'ai été fidèle depuis.

Non , je avai |ue chaque Coi que t u

avai > i nu . '<■, t que Baml la i avait eni rainé,

o'e i pourq je l 'ai pardonné en dépit de no

" \i.i i j'.i \ .11 Bamboula au boul de mon pistolet. Bamboula allai! mourir, Chiva bo m'a détourné le bra« !. . . il a bien fait. La t rahison de Bamboula devait faire qoI re force : je n'a dei i- •

"Que fui il convenu ?. . . que Bamboula -■ mais mi ami fidèle et l'un des chefs des chauf- Bamboula devail conl inuer à ôl re un a du ministre de la police el cette situation, en décuplant nos forces, ii'iu- garantissait La sécurité La plus profonde et La plus absolue.

"Longtemps Bamboula fut fidèle, Longtemps il Bervit li cause commune. Grâce è lui, pas une démarche ne fut tentée Bans que nous Eussions iruits à temps; grâce à lui. les Boupçons furent -i habilement détournés que Jacquet, que Fouché crurent que Camparini ét$il mort, et fous Bavez tous, si M. Thomas, le digne négociant, L'excellent père de famille, a eu maille à partir avec La police.

Tout allait bien, bout eût été bien jusqu'au bout si Bamboula avait pu se guérir de la fièvre tramhit ion qui le poussait à vouloir être le Pioi du bagne. Depuis quinze ans, Bamboula n'a qu'un rêve: cvJiii de me succéder. Trois t'ois il a été vaincu dans la lutte et une quatrième fois il tente encore le combat.

— Comment ! dit Chivasso, quelles preuves astu'

— Depuis quinze ans que j'ai appris à me défier de Bamboula, reprit Camparini, je l'ai suivi pas à pas. Bamboula est habile. Il veut d'un même coup accaparer à son profit toutes les richesses que je vais placer entre nos mains, nous détruire, moi et tous les chefs de l'association, se faire Koi, et capter à tout jamais la confiance de Fouché.

"Oh ! son plan est habile, je le répète, mais ce plan, je l'ai deviné jusque dans ses moindres détails. Ecoutez ! voici ce qui doit avoir lieu cette nuit. Nous allons nous rendre à la ferme. Là, nous trouvons Bamboula qui s'y est introduit déguisé, ainsi que cela a été convenu entre nous. . .

".Nous forçons le fermier à nous livrer les trésors et les traites; puis, ces trésors et ces papiers en notre puissance, au moment où nous croyons triompher, Bamboula donne un signal : tous quatre nous tombons frappés de mort, et nos hommes sont fait prisonniers par quatre brigades de Fouché embusqués dans quatre endroits différents.

Nos hommes peuvent être pris, eux, car ils ne savent rien, et leur capture importante pour le ministre de la police, ne L'est pas pour les intérêts

nboula.

pourrioui et le plan d< B égard.

Alors, noi homn connaît le secret de la n

Lieu que ce soit Chivasso q

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— Mais < lharney ? dit P

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