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l'homme au masque bleu.
Oui ! dit ( lamparini d'une voii tonna les cinq chefs de prov ince Bon! arrivés ! oui ! I nos forces -ont rassemblées à cette heur< . sociation étail en danger, e! ce danger il fallait le conjurer, [/heure es! venue ! .\ L'oeuvre !
Et, désignant d'un geste impérieux ilamelin, toujours gardé avec les autres prisonn
— Celui-là ! dit Camparini.
Le fermier l'ut amené aussijôi devan! le Roi du bagne.
— Tu savais que ta ferme serait attaqui par les chauffeurs? dit-il.
Ilamelin ne répondit pas.
— Qui t'avait prévenu?
Même silence.
— Réponds !
— Je ne savais rien! dit Hamelin.
— Jure- le !
—Non !
— Tu le savais si bien que tu as éloigné ta femme et tes enfants, qui jamais ne te quittent.
— C'est possible!
— Tu avoues donc !
— Quand cela serait, dit Hamelin résolument. Je ne crains pas la mort !
— Qui t'avait prévenu?
— Personne.
— Tu mens !
Hamelin ne répondit pas. Camparini haussa les épaules :
— Tu vas parler ! dit-il.
Les filles de ferme qui avaient été contraintes à servir les chauffeurs, étaient alors réunies à l'extrémité de la salle. Les deux femmes dont la laideur était si grande, étaient appuyées contre la table, cette table en chêne massif et dont le poids devait être énorme.
Toutes deux avaient leurs mains appuyées sur le bord de cette table. En voyant une lame aiguë menacer la poitrine du fermier, les deux servantes parurent éprouver la plus vive émotion, mais cette émotion se traduisit de la façon la plus étrange.
Echangeant un rapide coup d'oeil, elles roidirent
leurs l»ras: la table massive fut soulevée:
— Qui t'avait prévenu? répétait alors Camparini en levant le poignard.
— Cet homme! dit ilamelin en désignant d'un mouvement de tête Bamboula qui recula d'un pas.
La table soulevée retomba à sa place, car Camparini avait abaissé son arme. L'attention de tous avait été durant une minute si fortement concentrée sur Camparini et Ilamelin. que personne n'avait remarqué l'action des servantes, action qui décelait une force réellement extraordinaire chez deux femmes qui paraissaient d'un âge mûr.
Camparini s'était retourné vers Bamboula:
— Tu as entendu, dit-il. réponds!
— Que puis- je répondre? lit Bamboula en reprenant son sang-froid. Cet homme à dit cela pour se sauverv
— Cet homme a dit vrai !
— Qu'en sais-tu ?
— Je le sais.
— Alors si tu le sais, je n'ai rien à te répondre.
En parlant ainsi. Bamboula, soit intimidation, soit mouvement naturel, s'était reculé peu à peu et il était arrivé à effleurer presque le chambranle énorme de la gigantesque cheminée. Se baissant rapidement, il demeura un moment presque à genoux.
— Cet homme est un traître ! cria Camparini, à mort !
Bamboula s'était redressé d'un bond: un bruit de cloche retentissait au dehors... Bamboula tenait de chaque main un pistolet armé à la gueule menaçante.
Au même instant, un grand tumulte éclatait aans la cour.
— A moi ! hurla Bamboula avec un accent de triomphe.