LE TAMBOUR DE LA 32< DEMI BRIGADE
sent à la lutte pour arriver au bnt. Que le général Bonaparte les rende malades pour les guérir, nous, nous les saignerons plus abondamment.
— C'est juste! dit Roquefort.
--Mais si Bonaparte bat les Autrichiens, reprit Piek, que devient notre grande affaire des Chauffeurs?
— Elle continue à prospérer! Bonaparte peut triompher en Italie : le Directoire n'en Fera pas moins le gouvernement de la France, pour un temps donné au . moins. Eh bien!- ce temps, nous saurons l'utiliser. Mais tout cela peut être considéré comme affaires publiques; parlons un peu de nos affaires privées. Le vicomte de Signelay doit
être arrêté demain: l'agent autrichien me l'a promis. Il faut veiller à ce qu'il tienne sa promesse, et surtout à ce que le vicomte ne puisse échapper.
— Je m'en charge! dit Pick. Mais quel intérêt as-tu donc à faire emprisonner ce vicomte ? .
Camparini fit entendre un sifflement railleur.
—Quel intérêt? répondit-il. Un bien mince. Il aime Uranie, et Uranie l'aime.
Les trois hommes firent un même mouvement. Camparini les contint du geste.
—De plus, ajouta-t-il, je crois avoir retrouvé les traces du véritable héritier des Xiorres.
LE TAMBOUR DE LA 32e DEMI-BRIGADE
— Pas possible! s'écria Pick.
— Je n'affirme pas: je crois et j'espère en ma croyance. Eh ! eh ! très chers ! Que diriez-vous des millions des Niorres à ajouter aux bienfaits de l'Autriche et de l'Angletez* re et aux bénéfices du Chauffage?
— Nous dirions que ce serait splendide!
s'écria Roquefort.
— Mais.., dit Pick, ces papiers!... ces maudits papiers que tu as. . .
— Ohut ! interrompit Camparini.