‹ Le roi du bagneChapitre 29 sur 243 · LE TA.MBOI K [>E DEMI BRIGADE · texte numérisé non relu

LE TA.MBOI K [>E DEMI BRIGADE

tées par les femmes, prévenaient le peuple amassé que la Pête ae serait pai aussitôt terminée, et qu'à la Write des régates publi ques il v allait 3 avoir des r< gâtes part Icu Hères. Le nombre des riammes hissées indiquait if nombre de ces courses, et la fouir suivit le spectacle de ces luttes nouvelles avec nue ardeur plus grande encore i><'<n être que celle ezeitée précédemment par les ;iuvi|cs courses: c'est que les gondoles qui couraient portaient les armes de leurs mal 1res; c'est que des Bommes énormes, perdues ou gagnées eu quelques minutes, rendaient chaïque' coup <l<' rame d'une importance saisissante.

Cette fois, encore, comme de coutume, les régates particulières, devaient .noir L'eu, et cimq drapeaux hissés au moment <hi départ des pêcheurs promirent à la foule une série de spectacles émouvants. La course des femmes achevée au milieu <lu bruit, des léclats «le rire et des vociférai ions de tous genres, la première lutte entre deux gondoles armoriées commença. La distance à parcourir n'était plus la même; elle variait Suivant la volonté des parieurs et des adversaires. Le doge n'était plus juge, il devenait simple spectateur. Les bissonas des jeunes patriciens suivaient avec une animation plus grande les gondoles engagées, chaque seigneur excitant de la voix et du geste son favori parmi les jouteurs. Bien souvent des haines de familles naissaient à propos de ces jeux, et il n'était pas rare, le lendemain des régates, de trouver sur la terre ferme le cadavre d'un noble tué en duel par son adversaire de la veille.

Donc la course des femmes terminée, une course particulière avait eu lieu, puis une seconde, puis une troisième. Il devait y en avoir cinq en tout: il en restait deux par conséquent. La quatrième commença, mal4* il était évident que les spectateurs réservaient leur plus grande somme d/ émotion à dépenser pour la dernière. Il avait couru en effet les bruits les plus étranges à propos de cette lutte suprême: on disait, on affirmait, on se répétait de bouche en bouche que la dernière course sortirait des usages ordinaires: qu'elle serait le résultat d'un pari engagé entre un noble vénitien et un étranger de distinction, et que les barcaroli auraient pour adversaires les canotiers d'une autre contrée. Les mieux informés pré-

tendaient que le capitaine du navire anglais mouillé depuis quelque au fond de l'Adriai ique avail engagé une somj norme en Paveur de Ben marins, dont il soutenait la supériorité, et qu'un riche patricien avait accepté pour soutenir L'honneur

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