‹ Le roi du bagneChapitre 51 sur 243 · LE CIMETIERE SAINT-NICOLAS · texte numérisé non relu

LE CIMETIERE SAINT-NICOLAS

" Ala vue de ce corps sanglant, la marquise, la baronne, Lucile et Uranie furent en proie à l'un de ces effroyables accès de déses poir qui déchirent le coeur et menacent même l'existence. Les quatre femmes se jetèrent en gémissant sur ce corps que les archers avaient déposé dans une salle de rez-de-chaussée du château. Lord Harbing n'était pas à Croix-Daurade: un exprès fut envoyé vers lui à T oulouse, mais on fit répondre à son hôtel qu'il était parti à cheval dès le matin pour aller au-devant du marquis. Sans doute il avait pris une autre route, car il n'avait pas rencontré le funèbre

LH TAMKOUIt DH LA S2e DHMI-BIIIOADIJ

cortège. Tout a coup et au moment où le désespoir des femmes était ù wn comble, la marquise poussa an cri de joie toile cula «-n frémissant Penchée rar Le corps de son mari, elle avait senti un Léger mo ment vei s la poil rine.

" — H vil ! il vit encon i lie avec

élans furieus ; il peut être sauvé!. . des secours! des médecins! des chirurgiens!..

" ()n se précipita: des médecins, des chirurgiens accoururent ; on reconnut que le marquis mail encore: il avait échappé, par nu miracle Inexplicable, à une morl qui devait être certaine. Pouvait il être complètement ramené a La ne? Pers te o/osait en

répondre. Dans ce cas, Le miracle eût été complet, et les miracles complets sont malheureusement trop rares.

"Comment Le marquis respirait-il encore ? Les médecins expliquèrent ce phénomène en disant que le marquis, laissé pour mort sur la place par ses assassins, avait dû ne pouvoir tenter aucun mouvement, que cette immobilité absolue avait fait fermer quelques plaies en permettant au sang de se coaguler et que la fraîcheur de la nuit avait aidé à cette coagulation préservatrice. Mais le blessé avait perdu énormément de sang: il devait être dans un état de faibles-. se extrême; de plus, deux blessures reçues à la gorge et qui, par un effet du hasard, avaient respecté l'artère, laissant pénétrer l'air, devaient empêcher le marquis de formuler aucun son; enfin une autre blessure qui avait ouvert le crâne pouvait avoir détruit les facultés du cerveau.

" La conclusion de la consultation savante fut que l'on ne pouvait affirmer que le marquis vivait encore vingt-quatre heures; que s'il vivait, il ne pourrait parler avant quinze jours au moins, et que probablement, il y aurait un dérangement complet dans ses facultés intellectuelles. De semblables pronostics étaient horribles; mais en présence du malheur plus grand qui' avait menacé la famille, madame de Cantegrelles, ses filles et sa soeur, se sentirent re-" naître à l'espérance en constatant que celui qu'elles adoraient respirait encore.

" Le premier désespoir un peu calmé, les soins les plus urgents donnés au cher blessé, les magistrats, de concert avec la famille, dressèrent le procès-verbal de l'vévénement.

•■ Sur ces entrefaites, lord Harbing arriva au château. Sa douleur car il

croya i i ainsi qu'on le comp premiè-

[ue Le marquis était mort ; mais an apprenant , que Bon ami était rivant, Le saissement qu'il tel qu'il de-

meura comme foudr énoncer une

parole. L'abbé Beauvais arrn ment

prodiguer a La famille et an bl< -oins

de sou pieui ministère. Il raconta que L'abbé Chaubard était gravement malade et que L'on cralgnaij qu'il ne fût atteint d'un acde fièvre chaude. En présence de ces deux nouveaux témoins, Les magistrats continuèrent leur office. <>n prit tous les renseignements propres à faire découvrir l'assassin on les assassins, en attendant que l'on pût recueillir plus tard quelques renseignements de la bouche même <le la victime, sj elle échappait à la mort.

"Quel pouvait être le coupable? quel ennemi si acharné <lu marquis de ( Santegrelles, auqniel on n'en connaissait aucun, avait pu se livrer à cet acte d'exécrable vengeance? Car il demeura prouvé que la vengeance seule, et non aucun autre motif, avait poussé le bras du meurtrier; le corps n'avait été dépouillé d'aucun des objets de prix que portait à ses doigts, son épingle de diamant à son jabot de dentelles. Dans ses poches on retrouva sa montre d'or, sa chaîne, son cachet, sa bourse, contenant vingt louis de France, deux quadruples d'Espagne d'or fin et quelques piécettes de Barcelone.

" Ces particularités rétrécissaient forcément le cercle des conjectures: le marquis était tombé victime d'un affreux guetapens. On interrogea successivement les membres 'de la famille, lord Harbing, des amis appelés, mais on ne put obtenir aucun résultat satisfaisant. Le reste de la journée se passa en vaines conjectures. La nuit vint; le blessé était toujours dans le même état; on ne pouvait voir luire ou s'éteindre aucun espoir : il fallait attendre. Lord Harbing déclara vouloir passer la nuit auprès de son ami ; l'abbé Beauvais demeura également au château, et le capitour, homme de sens de mérite et fort justement estimé dans Toulouse, promit à la famille désolée la justice qu'elle était en droit de demander, puis il se remit en chemin pour la ville.

" Cet événement malheureux devait remettre forcément à plus tard le mariage de

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la baronne et de lord Harbing. J'avais été l'ami d'enfance du marquis de Cantegrelles, nous étions même parents, ainsi que je vous l'ai expliqué. J'étais en Bretagne encore sous le coup de l'horrible machination dont vous connaissez les anciennes péripéties lorsque je reçus une lettre de Lucile ma filleule, qui m'annonçait la fatale catastro-' phe. Elle m'avait écrit le lendemain même •du jour de l'affreux événement. L'état de son père était toujours le même et elle ne pouvait me donner aucune nouvelle. Je laissai ma femme et ma fille à Nantes, et je partis aussitôt pour Toulouse, où j'arrivai sans perdre une minute.

" Tout à Croix-Dausade était dans la même situation qu'au premier jour de la catastrophe: le marquis vivait, mais il n'avait pas repris connaissance: les médecins n'osaient rien pronostiquer de bien favorable. Lord Harbing ne quittait pas le château et paraissait, prendre à la santé de son ami l'intérêt le plus Vif. Les investigations auxquelles se livrait la justice n'avaient encore abouti à aucun résultat. Je trouvai le château plongé dans la désolation la plus ainère. Les pauvres femmes étaient dans une anxiété dont chaque minute nouvelle augmentait la poignante angoisse. Je connaissais lord Harbing par les lettres que j'avais reçues précédemment du marquis, mais je ne l'avais jamais vu. Notre présentation mutuelle, faite dans d'aussi sinistres circonstances, ne pouvait être que triste. L'Anglais me salua froidement et gravement lorsque la baronne lui eût déclaré mes noms et qualités.

" Je le saluai à mon tour, mais en fixant mon regard sur son visage, je demeurai un moment comme frappé par un mystérieux souvenir. Où avais- je vu cet homme? Il m'eût été impossible de le dire, mais à coup sûr il ne m'était pas étranger. J'interrogeai en vain le passé dans mon esprit, mais je ne trouvai aucune solution. Convaincu que j'étais le jouet d'une illusion, je cessai de m'occuper de l'Anglais pour me consacrer entièrement à la marquise et à ses filles dont la douleur me déchirait le coeur. Le soir, retiré dans ma chambre, je recueillis encore des souvenirs et, sans que je pusse m'explimer pourquoi, la physionomie froide évoquant comme dans un rêve des faits mystérieux que je ne pouvais nrexpliquer

nettement ni clairement. La nuit venue, je dormis mal, j'eus des songes pénibles et je crus même, un moment, voir apparaître mon malheureux beau-frère, le feu marquis d'Horbigny.

" Le lendemain, je me rendis à Toulouse, chez le capitoul. Quoique je n'eusse aucune ment donné rendez-vous à lord Harbing, je; le trouvai installé auprès du magistrat et causant avec lui. L'un et l'autre m'accueillirent avec de vives démonstrations d'estime.

" — Nous parlions de cette horrible affaire, me dit l'Anglais, et monsieur m'affirmait qu'en dépit de ses recherches, il n'avait pu rien découvrr encore qui le mît sur les traces des infâmes assassins.

" — Cela est vrai, ajouta le capitoul. Toutes mes investigations sont demeurées vaines. Une déclaration bien puissante et probablement bien lumineuse serait celle du marquis, mais malheureusement son état ne lui permet pas non seulement de parler, mais même d'entendre et de comprendre.

" — Que faire? dis- je à mon tour.

" — Attendre que le marquis soit suffisamment rétabli pour nous mettre sur la voie et éclairer la route à suivre.

" — Quoi ! personne ne peut donner un avis?

" — Personne absolument. , „

" — Peut-être ! dit lord Harbing en réfléchissant.

" — Comment? demanda le capitoul.

" — Au moment où monsieur est entré, continua l'Anglais en me désignant, j'allais vous communiquer le résultat d'une observation que j'ai faite, observation qui, durant les premiers jours de trouble inséparable d'un tel événement, ne m'avait nullement frappé et que je crois digne d'attirer votre attention.

" — Qu'est-ce donc?

" — Si nous ne connaissons pas encore l'assassin, je crois qu'il ne tient qu'à quelqu'un de nous le faire connaître.

■ " — Comment ?

À " — L'abbé Chaubard nous le nommera, s'il le veut.

" — L'abbé Chaubard, s'écria le capitoul.

" — L'abbé Chaubard ! répétai-je avec stupéfaction, car je connaissais le digue prêtre et son attachement à la famille de Cantreorelles.

tBOUR D] M'K

u — Lui mêmeè dil Del temenl lord I [ar bing.

" — Mai», demanda le magist rat, sur quoi yôus basez-vous, milord, pour émettre une semblable opinion?

" Sur llllc l'olllc (le l'ilils que je Viljs

raconter.

" Eh lord l [arbing effect i\ emeni nous parla longuement, minutieusement», des 6vé nements du j< >n r de lu fête <!<• Croix^Daurade, il dépeignit lu répugnance de l'abbé u M- rendre au château, son refus fait en première Ducile et u Q renie, sa yenue, presque exigée par lu baronne, sa tristesse durant !<■ repas, bob état moral étrange, si incompatible avec su manière d'être ordinaire, ci qui avait frappé d'étonnement la marquise, ses filles ri su belle-soeur,

" — Enfin, continua lord Harbing en finissant, plus je réfléchis cl plus je suis convaincu que l'abbé Chaubard connaissait l'at tentât commis sur le marquis quand il est venu souper ù Croix-Daurade, A-t-il aidé ù l'accomplissement de ce crime? cela est inadmissible. A-t-il trempé dans le complot ourdi contre lu vie d'un bon gentilhomme? ce serait méconnaître le caractère de l'abbé que de s'arrêter, fut-ce une seule seconde, ù nue semblable supposition; mais at-il reçu révélation de l'attentat par une voie que j'ignore, voilà ce dont je crois être certain et ce qu'il nous importe ù tous de su voir.

"Le capitoùl et moi demeurions comme anéantis.

" Allons ù Croix-Daurade, reprit l'Anglais; interrogez sur l'heure la marquise, la baronne, les deux jeunes filles, et d'après leurs réponses, vous jugerez si ma supposition est bien ou mal fondée.

" Sans perdre un instant, nous nous rendîmes au château. Là, le capitoùl commença sou enquête. Lucile et Uranie nous racontèrent en détail la scène qu'elles avaient eue avec l'abbé, telle que je viens de vous la dire à mon tour. La baronne déclara qu'il avait presque fallu qu'elle se fâchât pour] contraindre l'abbé à venir souper au château. La marquise avait également remarqué la préoccupation pénible de l'abbé. Enfin tout ce qui fut dit nous confirma dans la persuasion que lord Harbing- avait supposé sinon juste, du moins d'une façon toute probable. Le capitoùl se rendit à la cure:

la servante lui révéla que l<- jour d<un il était question, h eu L'absence de sou maître, l'abbé Beau vais, an homme «.'était présenté subitement <-i avait demanda Elle avait aperçu cet homme d m- L'ombre d<- l'église, mais n'avait pu distinguer i raits, Bref, il fut bien et dûment constaté que l«- jour de lu fête de < 'rois I daurade,

jusqu'au i aent de l'arrivée du pénitent,

l'abbé Chaubard s'est montré d'une humeur charmante, et que ce n'avait été qu'après la confession reçue que son état extraordinaire s'était manifesl

" L'abbé < îhaubarcf, je nous l'ai dit, poursuivit le comte, tandis que Maurice prêtait ù sou récit l'intérêt le plus soutenu, l'abbé Chaubard était gravement malade. Soif que la fatigue que nécessitait son pieux ministère eÛI épuisé ses foi-ces, soil. que l'émotion violente qu'il avait ressentie eût causé nue commotion trop rive à son cerveau, le digue prêtre avait pris le lu la nuit même du jour ou 11 était venu u Croix-Daurade, et, depuis ce moment, il avait donné les plus vives inquiétudes n ses paroissiens qui le chérissaient tendrement. Le capitoùl, n'écoutant que son devoir, se rendit auprès du malade en compagnie de son assesseur et de moi. L'abbé nous reçut à merveille; il allait beaucoup mieux, et, sans être tout à fait rétabli il pouvait néanmoins comprendre parfaitement les questions qui allaient lui être faites. Le magistrat assez embarrassé de l'interrogatoire auquel il allait se livrer, commença par demander à l'abbé s'il avait eu connaissance du terrible événement qui avait frappé la famille de Cantegrelles.

" — Sans doute, répondit l'abbé.

" — Est-ce avant que nous eussions appris la fatale nouvelle que vous en avez eu communication ?

" L'abbé regarda fixement le capitoùl.

" — Pourquoi m'adressez-vous cette question? demanda-t-il.

" — Veuillez y répondre, monsieur l'abbé.

" — Suis-je donc ici un coupable qu'on interroge?

" Le digne prêtre était devenu rouge d'émotion.

" — Vous ne me comprenez pas, monsieur l'abbé, répondit le capitoùl, dont l'embarras redoublait de minute en minute. Il ne s'agit ici ni de culpabilité, ni d'interrogatore : il y a un magistrat qui vient prier un hon-

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nête homme de l'éclairer dans la voie qu'il doit suivre pour arriver à satisfaire la justice.

" — Je ne vous comprends pas monsieur.

" — Veuillez réfléchir, monsieur l'abbé, et peut-être me comprendrez-vous.

" — Nullement, monsieur.

" Un silence suivit cet échange de paroles. J'avais écoulé anxieusement; je réfléchissais tout en examinant mes deux compagnons. La physionomie du capitoul se rembrunissait à mesure qu'il sentait une résistance chez son interlocuteur. Le visage de l'abbé Chaubard avait repris tout son calme et toute sa sérénité ordinaire; on devinait seulement dans son regard une résolution fermement arrêtée. Le capitoul sentit que cette situation tendue ne pouvait se prolonger. S'approchant du lit et mettant dans sa voix une douceur extrême:

" — Monsieur l'abbé, reprit-il, avec un homme tel que vous, pour lequel j'ai toujours ressenti l'estime la plus profonde et la plus sincère, avec un homme revêtu d'un caractère sacré comme l'est le vôtre, il n'y a qu'une manière de procéder : la franchise la plus absolue. Pardonnez-moi de venir ainsi troubler votre repos; mais, ce faisant, j'obéis à l'ordre impérieux de ma conscience de magistrat : je représente la justice comme vous représentez la religion. Toutes deux sont 'soeurs; donc nous devons nous entendre. Monsieur l'abbé, un crime horrible a été tenté sur un gentilhomme que vous aimez, et j'ai l'espérance que vous pourrez m'aider à me mettre sur les traces du coupable.

" — Comment? demanda l'abbé.

" — Ma conviction est que vous le connaissez, ou du moins que vous avez vu l'un de ses complices.

" L'abbé ne répondit pas. Alors le capitoul, reprenant la parole, expliqua au prêtre les motifs sur lesquels se basait sa conviction. Il lui rappela son refus de venir au château, sa préoccupation si vive, si peu ordinaire, sa 'tristesse, son embarras ses réponses aux demoiselles de Cantegrelles.

" L'abbé écoutait sans rien dire. Par moments il levait les veux vers le ciel joignait les mains et paraissait prier avec ferveur. Le capitoul continua: bref, il en arriva à cette conclusion : que l'homme inconnu qui était venu se confesser avait pu révéler une

partie du terrible secret. L'abbé garda obstinément le silence. Le capitoul insista de nouveau.

" — Connaissiez-vous l'attentat avant de vous rendre au château de Croix-Daurade? demanda le magistrat.

" Je ne puis répondre, dit l'abbé; ma conscience s'y oppose.

" — Songez, monsieur l'abbé, qu'à une telle demande un refus de réponse équivaut à une affirmation.

" — Interprétez mes paroles suivant votre esprit, monsieur. Dieu nous voit et nous entend; il nous jugera.

" — Mon devoir est de chercher à éclaircir la justice.

" — Le mien est de répondre ainsi que je le fais.

" — Mais cependant vous avouez qu'un homme inconnu est venu se confesser à vous? Avant d'avoir entendu cette confession, votre esprit était calme et tranquille?

" — Cela est vrai.

" — Vous aviez l'intention d'aller souper au château de Cantegrelles? Et, après cette confession reçue, vous vous êtes montré soucieux, tremblant inquiet tourmenté et vous avez refusé de vous rendre au château.

" — J'ai refusé en effet.

" — Pourquoi?

" — Je ne puis répondre.

" — La confession entendue était donc la cause de ce subit changement d'humeur?

" L'abbé ne répondit pas.

" — Je vous en conjure, monsieur l'abbé, éclairez-nous dit le capitoul en redoublant d'instance.

" L'abbé fit un effort et se dressa sur son iit:

" Monsieur, dit-il d'une voix brisée par l'émotion, je vous en conjure à mon tour: n'insistez pas davantage. Avant d'être homme, je suis prêtre. Je vois où tendent vos paroles: je comprends ce que vous désirez de moi et je ne puis vous répondre. Le secret de la confession est inviolable ! Beaucoup sont morts martyrs pour demeurer loyaux serviteurs de Dieu: je suis prêt à suivre leur exemple.

" Le capitoul .se leva respectueusement.

" — La mort ne vous menace pas, monsieur l'abbé, dit-il. Je vous comprends aussi, moi, et je n'ose insister.

" Nous quittâmes l'abbé et nous revîmes

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