LA REDDITION
La bataille de Rivoli venait d'avoir lieu: la troisième armée levée par l'Autriche était détruite, anéantie, perdue comme l'avaient été les deux premières; encore cette fois les Français avaient combattu durant trois jours, et les trente mille hommes de Bonaparte avaient fait vingt-trois mille prisonniers et avaient tué plus de sept mille Autricriens. L'armée d'Italie venait de se faire un nouveau lit de lauriers, elle se prélassait heureuse, confiante et fière, se reposant enfin de ses fatigues : rien à l'horizon ne la menaçait plus. Deux jours après cette mémorable victoire, la 32e, qui avait été dirigée à la hâte sur Mantoue, où était toujours enfermé Wurmser, venait d'établir son campement. Au milieu du bivac des soldats se dressait la tente du général Sérurier, commandant le siège. Il était sept heures du