‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 10 sur 345 · Bibl. nat., Cinq Cents Colbert 221, fol. 409 t · texte numérisé non relu

Bibl. nat., Cinq Cents Colbert 221, fol. 409 t

2. Dépositions de Ludovisi (ibid., 202 r°), de l'écuyer Desdiguières (fol. 60 r°). Concini félicita sa femme d'avoir fait renvoyer du Vair (Chapitre du crime de lèse-majesté royale auquel sont recueillies les charges qui sont au procès fait à Conchino Conchini, in-fol., p. 2). Pour l'éloge de du Vair, voir Fontenay-Mareuil {Mcm., éd. Michaud, p. 105), le Mercure franrois (1610, p. 88), P. Andral (Éloge de Guill. du Vair, Paris, 1854, in-S"); et sa chute : N. Pasquier (Lettres, 1623, p. 532), Arnauld d'Andilly (Journal, 1857, p. 169), Mathieu Mole (Mcm., éd. ChampoUion-Figeac, t. I, p. 139); Bibl. nat., nis. Dupuy 601, fol. 119etsuiv.; Anecdotes de T histoire de France tirées de la bouche de M. du Vair, dans Mém. de Marguerite de Valois, éd. Laianne, p. 316; Brienne, Mém., éd. Michaud, p. 10.

d'avance, c'est ce que les témoignages concordants de Léonora et des secrétaires du maréchal ou de la maréchale ne permettent pas de mettre en doute : « Tout cela s'est fait par le vouloir de la maréchale d'Ancre, affirmait le secrétaire de Concini et la dite maréchale n'a pas voulu que son mari en sût rien » ; « elle l'a fait de son propre mouvement et autorité; elle n'en a point écrit au dit feu maréchal, ni lui à elle », continuait le secrétaire de Léonora, André de Lizza; et il le savait bien, puisqu'cc il lisoit (lui, André) toutes les lettres que la maréchale recevoit dudit feu maréchal et écrivoit celles qu'elle lui mandoit » *.

Seulement, avec une audace inattendue, Concini alors s'arrangea pour faire croire aux nouveaux élus et à tout le monde que c'était lui qui était l'auteur de ces nominations. Il désigna partout les ministres comme étant « ses créatures » '". Il voulut ofl'rir lui-même à Richelieu la charge de secrétaire d'État de la part de la reine régente ^ Il trompa, mais il aboutit à ce qu'il voulait, c'est-à-dire à faire croire aux ministres qu'il « les avoit établis pour, sous lui et à sa volonté, manier seul les affaires de l'Etat » *, en faire « des agents de ses passions et de ses volontés » °. Les trois ministres interdits s'inclinèrent.

Ils valaient mieux que le rôle qu'ils acceptaient. D'assez

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