‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 283 sur 345 · Richelieu, Méin., éd. Michaud, t. I, p · texte numérisé non relu

Richelieu, Méin., éd. Michaud, t. I, p

4. Lellrcs du nonce du 16 juin et 2 juillet 1619, Bentivoglio, Lettere, t. 111, p. 356, 381, 382, 385, 386

3. Sur ce duel el la mort de M. de Richelieu, voir Fontenay-MareuiL,

l'ascension de RICHELIEU. 597

le conseiller écouté, le confident de Marie de Médicis; il lui rédig-eait toutes ses lettres, il la guidait*.

Alors il lui communiqua la pensée dont il jugeait la réalisation indispensable et pour elle et pour lui : le retour à Paris près du roi. Il fut étonné de se heurter à des préventions et à une résistance auxquels il ne s'attendait pas. « Si on lui demande, écrivait-il dans les instructions d'un personnage envoyé à Louis XIII en juillet 1619, ce qu'il estime touchant le voyage de la reine à la cour, il répondra, en général, que tous les gens de bien l'y désirent (la reine) ; si on s'enquiert de savoir ce qu'estime l'évêque de Luçon sur ce sujet, il dira que c'est le lieu où la reine doit être, mais que c'est un conseil qui doit venir d'elle^ ». Marie de Médicis ne voulait pas revenir près de son fils. On accusa Richelieu, autour du roi, d'être l'inspirateur de cette décision : Luynes l'accusera. Ce n'était pas plus exact que de dire, comme on le disait, que Luçon et Luynes étaient d'accord pour empêcher l'ancienne régente de rejoindre Louis XIII ^ Envoyé par Marie de Médicis au roi quelque temps après, Richelieu s'en expliquait nettement avec le souverain, et celui-ci, rassuré, écrivait à sa mère : « Vous ne pouviez me faire

Mém., éd. Michaud, p. 139; Arnauld d'Andilly, Journal, éd. Halphen, 1857, p. 435; la dépêche de Contarini du 16 juillet 1619, Bibl. nat., ms. ital. 1773, p. 205; les Mém. de Richelieu, t. I, p. 200. Louis XIU écrivit à Marie de Médicis une lettre de condoléance au sujet de cette mort; il ajoutait : « Je vous accorde bien volontiers la confiscation qui en peut eschoir. » (Bibl. nat.. Cinq Cents Colbert 98, p. 50).

1. Les brouillons des lettres de Marie de Médicis, par exemple au roi ou à Luynes, à cette date, sont de la main de Richelieu (Arch. des AIT. étran»., France 772, fol, 199 r" etsuiv.).

Page 1