‹ Le roi Louis XIII à vingt ansChapitre 49 sur 345 · Amb. vénitien, Bibl. nat., ms. ital. 1771, p · texte numérisé non relu

Amb. vénitien, Bibl. nat., ms. ital. 1771, p

chambre, une vingtaine de seigneurs, donnant comme mot de passe « saint Louis », étaient entrés. Le roi ayant pénétré, Marie de Médicis se fit attendre « la longueur de deux Pater », puis elle apparut ^ Elle était « simplement vêtue »-; elle avait « la mine basse ». Louis XIII s'avança vers elle, le chapeau à la main, et, d'une voix posée, lui dit : « Madame, je viens ici pour vous dire adieu et vous assurer que j'aurai soin de vous comme de ma mère. J'ai désiré de vous soulager de la peine que vous preniez en mes affaires ; il est temps que vous vous reposiez et que je m'en mêle : cest ma résolution de ne souffrir plus qu'autre que moi commande en mon royaume. Je suis roi, à présent. J'ai donné ordre à ce qui est nécessaire pour votre voyage et commandé à La Curée de vous accompagner ; vous aurez de mes nouvelles étant arrivée à Blois. Adieu, Madame, aimez-moi et je vous serai bon fils^ » Marie de Médicis avait les yeux pleins de larmes; elle répondit : « Monsieur, je suis très marrie de n'avoir gouverné votre Etat pendant ma régence et mon administration plus à votre gré que je n'ai fait, vous assurant que j'y ai néanmoins apporté la peine et le soin qu'il m'a été possible, et vous supplie de me tenir toujours pour votre très humble et très obéissante mère et servante. » Puis, allant vers la fenêtre, elle s'accouda et pleura. Elle dit ensuite au roi : « Je m'en

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