‹ Le roi René. Regnault et Jehanneton. Introduction, notes et glossaireChapitre 5 sur 13 · TES HAMEHOY DEF MI · texte numérisé non relu

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Que René ait dès les deux premières années de son second mariage jouëé lidylle champêtre, tout le confirme; mais n'est-il pas vraisemblable qu’il attendit un peu plus longtemps pour l'écrire. Le manuscrit original et la copie de la Btbliothèque nationale portent à la dernière page les armoiries du berger :

En chef, les trois royaumes : Hongrie, Sicile, Jérusalem.

En pied, les deux duchés : Anjou et Bar.

Et sur le tout, un êcu qui est d'Aragon (dor à 3 pals de gueules).

Ce dernier écu ne peut figurer dans le blason de René qu’à partir de 1466 (1) et ce jusqu’à sa mort.

à la copie figurée du manuscrit de Saint-Pétersbourg obtenue par Champollion du gouvernement impérial de Russie, exécutée par B. Sobolchtchicoff en 1843 et conservée depuis à la Bibliothèque nationale. Fonds franc. n° 12178. Avant de servir de base à la présente publication, son texte fut relevé dans la grande édition in-4 en 4 volumes illustrés de dessins de Hawke intitulée : Œuvres complètes de René d'Anjou, que M. Th. de Quatrebarbes fit paraître à Angers (1844-1846).

(1) En cette année les Catalans soulevés contre Jean II offrirent à René la couronne d’Aragon dont

Ouels sont les autres ouvrages de René?

D'abord le Mortifiement de vaine plaisance, douloureuse et sévère allégorie morale, dialogue mystique entre l'âme et le cœur, en prose mélée de vers, dédié en 1455 à Fean Bernard, archeoëêque de Tours, et qui fut sans doute composé pendant le veuvage; puis ce long poème chevaleresque bien dans le goût de l’époque, songe mi-partie vers, m-partie prose, daté de 1457, intitulé : la Conqueste de Doulce-Mercy par le Cuer d’amour espris, où avec toute la vieille allégorie obligée du Roman de la Rose se mani- Jfestent les réminiscences plus modernes de la Belle Dame sans mercy (Alain Chartier, 1424) et du Champion des dames (Martin Le Franc, 1441) et où se sent, comme le fait très Justement remarquer lérudit P. Champion, l'influence directe de Pesprit de Charles dOrléans. Après Regnault et Jehanneton nous trouverons attribué à la plume du roi lAbuzé en court (1), dialogue moral, encore mélé de

il était héritier comme petit-fils (par sa mère Yo-

lande) de Jean I: qui n'avait laissé que des filles. (1) Il est piquant de remarquer qu'en 1484,

après le décès de la reine Charlotte de Savoie,

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