‹ Le rôle de l'aspiration forcée intra-pleurale dans le traitement des pyothorax tuberculeux en présence de perforations pleuro-pulmonaires évidentesChapitre 15 sur 53 · AD NES · texte numérisé non relu

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fente résiduelle ne faisant plus de progrès, l’aspiration, d’ailleurs imparfaite, est abandonnée, L'état du malade se maintient ainsi jusqu’en mai 1939, le malade se contentant d’un pansement externe. Des contrôles radiologiques après injection de lipiodol dans la poche, montrent que celle-ci varie peu.

En mai 1939, fièvre, signes de perforation pleuro-pulmonaire, suppuration plus abondante. On constate un élargissement de la poche sur la ligne axillaire et vers le haut (région antéro-latérale).

Le 1° juillet 1939 : pleurectomie partielle par le docteur Fruchaud, au niveau de la poche. On constate à la partie supérieure de cette pleurectomie qu’il persiste un petit trajet fistuleux pleural qui remonte quelques centimètres plus haut. Guérison progressive de la pleurectomie, seule persiste la petite fistule sus-jacente. Les bruits fissuraires sont devenus exceptionnels.

Certes le pyothorax de ce malade a débuté par une perforation évidente, elle ne s’est toutefois plus manifestée que

cinq années après, ce qui rapproche cette observation de celles à manifestations seulement tardives.

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Les fissurations pleuro-pulmonaires, les perforations dites « étroites », responsables de la persistance d’épanchements purulents au cours du pneumothorax artificiel ne se manifestent donc parfois par aucun autre symptôme ou ne se révèlent que tardivement. Il est alors judicieux de les considérer comme vraisemblables en pareil cas; souvent leur diagnostic est confirmé par la suite. L’aspiration pleurale forcée discontinue ou continue, associée ou non à des lavages, favorise la désinfection des plèvres, permet la réexpansion du poumon, la symphyse des feuillets pleuraux en totalité ou partiellement. Souvent dans ces cas le traitement du pyothorax se comporte comme s’il n’y avait pas de perforation: d’autres fois la persistance d’une cavité pleurale résiduelle où d’un trajet fistuleux broncho-cutané sera la conséquence de cette fissuration tardivement confirmée ; chez d’autres malades l’apparition de la perforation pourra faire perdre tout le bénéfice des thérapeutiques jusque-là utilisées. De teiles perforations, bien que longtemps silencieuses, peuvent donc présenter des conséquences tardives aussi sérieuses que

des perforations plus larges. Pour en venir à bout on pourra | recourir à des traitements locaux : soit traitement sclérosant, 2 soit cautérisations au crayon de nitrate d’argent (Bernou, Canonne et Marécaux), soit pleurectomies a minima suivies

de cautérisations au galvano-cautère au rouge sombre (Ber-

nou, Canonne et Peltier). A

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