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partiel, si elle ne colmate pas toujours et définitivement la perforation, elle peut entraîner des modifications statiques du trajet fistuleux qui pourront parfois la rendre susceptible d’être fermée par la reprise de l’aspiration forcée, même si celle-ci avait échoué avant l'intervention chirurgicale.
Ajoutons que les thoracoplasties totales qui paraissaient indispensables il y a quelques années et que M. Jselin conseillait encore récemment en proposant de l’associer systématiquement à une pleurectomie de base, principes qui furent repris à peu de chose près par M. Robert Monod, dans son rapport au congrès de Lille, en avril 1939, nous paraïissent le plus souvent inutiles. La thoracoplastie partielle aussi élective que possible doit, en général, permettre de collaber les lésions du moignon pulmonaire, masquer les perforations qui sont, le plus souvent, haut situées sur le poumon ; l’intervention- devient ainsi moins mutiante et permet même de récupérer, en partie, la fonction de la base du poumon, grâce à la méthode de l’aspiration forcée.
L’aspiration aura donc pour but de récupérer une base saine, Si son action est complète, associée à la thoracoplastie, elle amènera la guérison du pyothorax, si elle n’entraîne qu’une réduction partielle mais importante, du fait que la perforation fonctionne plus ou moins sous la thoracoplastie, par ses propriétés désinfectantes et la symphyse pleurale obtenue, elle aura amélioré sensiblement le malade.
Il pourra subsister, en effet, une petite cavité pleurale rési-
duelle, qui nécessitera une pleurectomie à minima de préfé-
rence à l'élargissement de la thoracoplastie. Elle pourra mettre en évidence de petites cavités résiduelles suppurantes de la plèvre, entretenues par des foyers caséeux superficiels avec fistules pleuro-pulmonaires souvent multiples, Des cautérisations au moyen de solutions de nitrate d’argent, de crayons de nitrate d’argent, du cautère au rouge sombre, enla suite de laquelle l’épidermisation de la plaie de la pleurectomie à minima progressera rapidement.
OR
Les trajets fistuleux broncho-cutanés, les trajets fistuleux borgnes, sur lesquels laspiration forcée ne saurait avoir
aucune action, seront détruits par l’introduction soit intra- -
fissurale, soit dans leur lumière, de crayons de nitrate d’argent. Sous leur action irritante et détergente, les parois fibrocaséeuses du trajet fistuleux seront désagrégées et s’élimineront progressivement sous forme de magmas grisâtres de matières nécrosées qui tomberont dans le pansement, tandis que les parois du trajet bourgeonneront et obstrueront le trajet.
Quelle que soit la ligne de conduite suivie, les différents traitements adoptés, il est quelquefois impossible d’enrayer l’évolution fatale de la maladie. Chez des malades porteurs de pyothorax depuis plusieurs années, à résistance diminuée, à rein et foie déficients, à myocarde altéré, les chances d'amélioration sont très minimes. Cependant, tant qu’il reste une chance, ne doit-on pas la tenter ? On aura la surprise d'assister parfois à de véritables résurrections : les observations n°° 23, 24, 43, 46 sont suggestives et se passent de commentaires.
Et nous en arrivons aux observations qui font l’objet principal de ce chapitre. Elles permettront de juger le bénéfice que l’on peut retirer de l'aspiration forcée dans le traitement des pyothorax à perforations larges et permanentes, après succès, échec total ou partiel d’une thoracoplastie.
Nous envisagerons successivement : I. Les succès :