‹ Le rôle de l'aspiration forcée intra-pleurale dans le traitement des pyothorax tuberculeux en présence de perforations pleuro-pulmonaires évidentesChapitre 47 sur 53 · HI. - ASPIRATION CONTINUE AVEC TROMPE A EAU · texte numérisé non relu

HI. - ASPIRATION CONTINUE AVEC TROMPE A EAU

Certaines fistules pleuro-pulmonaires, sans doute à bords rigides, ne peuvent être masquées malgré de nombreux essais de mise en aspiration à toutes les dépressions, dans toutes les positions possibles, S'il n’y a aucune indication pulmonaire en faveur d’une thoracoplastie, il faut se garder d'y recourir de suite dans le seul but de tenter de masquer la perforation. On se souviendra que, même sous des thoracoplasties larges, la perforation est susceptible de continuer à fonctionner. Un autre dispositif que nous allons décrire est susceptible d'obtenir le résultat recherché. L’appareillage réalisant l’aspiration forcée continue sera constitué par une trompe à eau du commerce (avec valve contre les retours d’eau), un flacon qui constituera une « caisse de réserve de dépression », afin d’éviter les variations brusques de dépression en rapport avec les variations de pression dans les services d’eau. À la suite de ce flacon est placé en dérivation sur le circuit d'aspiration un dispositif de sûreté pour régler la dépression maxima, conçu suivant le principe de celui

décrit par Jeanneret et Joyet, pour éviter les trop fortes dé- .

pressions dans l’aspiration endo-cavitaire. Il est constitué par un flacon cylindrique étroit mais assez haut, contenant une certaine quantité de mercure, Ce flacon est fermé par un bouchon que traversent deux tubes de verre : l’un, court, est raccordé à une de ses extrémités à une dérivation du circuit d’aspiration, l’autre extrémité débouchant dans l’espace vide laissé au-dessus de la colonne de mercure ; l’autre tube, dont l’une des extrémités est laissée perméable à l’air atmosphérique, plonge dans la colonne de mercure jusqu’à

un niveau à déterminer, suivant la dépression maxima que.

l’on voudra que l’aspiration ne dépasse pas. Le fonctionnement de ce «limiteur de dépression » est élémentaire : lorsque la dépression atteint une valeur délibérément fixée, des bulles d’air atmosphérique sont aspirées à travers la colonne de mercure dont la hauteur est réglable en plongeant

plus ou moins profondément le tube perméable à l'air atmo-

sphérique.

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À la suite de ce limiteur de dépression est placé en dérivation sur le circuit un manomètre à à mercure, puis le circuit d'aspiration débouche dans un flacon destiné à recevoir les liquides pleuraux, qui lui-même est relié par le regard en verre au dispositif sonde opercule.

La dépression est tout simplement réglée par l’ouverture du robinet. Pour l'obtenir, le débit donné à l'aspiration devra, évidemment, être supérieur à celui de la fistule pleuropulmonaire. On atteindra ainsi progressivement la dépression optima, celle dont le malade est susceptible de tirer le plus de profit. Il s’établira donc, entre l’arbre bronchique, la cavité pleurale et le drain, une sorte de « courant d’air » susceptible d’irriter les parois du trajet fistuleux, entrainant à leur niveau les modifications pathologiques don: nous avons parlé au chapitre précédent, qui pourront amener Pocclusion temporaire puis définitive du trajet fistuleux. En même temps, le «lavage séreux » pourra jouer son rôle de désinfection de la cavité pleurale ; une certaine réexpansion du moignon pulmonaire, en même temps qu’un début de symphyse pleurale, s’amorceront. Lorsque l’occlusion de la fistule pleuro-pulmonaire sera obtenue, il restera à achever le traitement du pyothorax fermé.

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