ÉMISSION DE LIQUIDES
as rare et ne se, PA dUA dans des conns assez particulières; nous allons, dans ce
produisent normalement, sur une ue intacte.
Mon d'eau par les blessures est'un a
ission d’eau. — Le matin, lorsqu’ une i v ent fraiche à succédé à une JPGrase che te) |
on voit fréquemment des gouttelettes d’eau à la surface des feuilles. Ce n’est pas toujours de la rosée, | comme on serait tenté de le croire, mais bien del’eau sortie des feuilles mêmes. Les gouttelettes sont dis- : posées d’une façon très régulière et invariable pour une même espèce. Chez les Renoncules, les Capucines
et beaucoup d’autres Dicotylédones, elles sont aux
vures principales ; chez les Graminées, il y en a une | au bout de chaque feuille. Une gouttelette grossit, puis tombe et bientôt est remplacée par une autre. ! La place où se fait la sortie de l’eau est toujours. déterminée par la structure, à l'extrémité d’une ner- ki vure. La figure 10 montre la disposition chez la Renon- ‘ cule; la nervure est réduite à quelques vaisseaux. piralés v et se prolonge par un tissu de petites cellules aquifères a, serrées les unes contre les autres. L'épiderme porte un groupe de stomates s{ ayant la. structure ordinaire; les chambres sous-stomatiques sont limitées par les cellules aquifères. LA L'eau, arrivée par le faisceau du bois, traverse le tissu aquifère, s’accumule dans la chambre sous-stomatique, puis sort par l’ouverture des stomates et se
Po à 1 cd ïe la fouille en une ue g ;
ui recouvre tout le groupe de stomates. Quelquefois, nor omme chez les Graminées, il se produit une ‘fente j ans l’épiderme, ce qui facilite encore la sortie du iquide. cn
DSL. l'on recueille une certaine quantité de l'eau }
pureté; ellene laisse, après évaporation, qu'un pe fi, olide très faible, à peine 0,05 */,, bien inférieur celui que donne Ja sève contenue dans les vaisseaux
sé représenter l’état antérieur de la plante et, èn
rticulier, de la feuille. | … Pendant la journée, la transpiration est plus ou ‘à moins abondante à la surface des feuilles; il en. résulte une diminution de pression aussi bien dans ni
vons (Ch. v) que c’est la cause principale dé la “, ne à l’intérieur des tissus. L’eau absorbée DA
‘5 l'équilibre ne s'établit pas; tee cellules vivantes ne
nt pas: ‘saturées d eau et la pression à l'intérieur des \
fi émission d’eau n’a, dans ces ne aucune 1 “à de se produire.
era-t-elle ? Nous avons vu (Ch. iv) que les Lan
LE TORRE OSMO pu
bent de di jusqu’à ce qu’ il y. ait ps de osmotique entre leurs tissus et le milieu extérieur. Dans les conditions ordinaires réalisées pendant le jour, l'équilibre n’est jamais atteint; l'absorption est continue aussi longtemps que le permet la composition du milieu extérieur. Mais si la transpiration est suspendue, les tissus de la racine aussi bien que de. Ja feuille ne tardent pas à être saturés d’eau, Y a-tl alors quelqueraison pour que l'émission d’eau liquide se produise?
Supposons d’abord que la température reste constante et que le pouvoir osmotique des cellules ne varie pas. Voyons ce qui se passe dans les cellules aquifères par où, le cas échéant, se fait l'émission d’eau. Du côté des vaisseaux et des cellules parenchy- . mateuses voisines, ces cellules sont par définition en équilibre; mais du côté de la chambre sous-stomatique, il n’en est pas de même. Une cellule aquifère en bordure de la lacune à une turgescence qui, sur la paroi mitoyenne de la cellule voisine, est compensée par la turgescence de cette cellule; mais au contact de la lacune la turgescence n’est as équilibrée et tend à pousser l’eau vers l'extérieur. C’est le méca- « nisme ordinaire des sécrétions liquides.
Il existe donc, même si la température reste constante, une cause d'émission d’eau liquide. Chaque fois que la pression intérieure d’une cellule devient supérieure à la pression qui s'exerce à La surface externe, l’eau du suc cellulaire peut être rejetée à : \ lextérieur en vertu de l’excès de pression interne. | Mais pour cela il est nécessaire que les parois de la cellule, aussi bien protoplasmiques que cellulosiques, soient suffisamment perméables. On comprend donc. pourquoi l'émission d’eau à lieu normalement à la | surface du tissu aquifère relativement perméable et 1 ne S "observe pas dans les lacumes ordinaires, etsur-
s Dibiure une imperméabilité presque COUDES na L émission d'eau ainsi peine peut être continue
Mhrmninse. Lorsqu'une cellule aquifère a perdu une 3 de son eau, sa Re diminue et son
et ainsi de suite. On 8 explique ainsi la formation d6 souttelettes qui se détachent à intervalles réguliers ‘le l'extrémité des nervures de certaines feuilles. On a supposé que les tissus de la feuille sont. turés au moment où l’eau sort par les stomates juifères. Cette condition est la plus favorable, mais Ile n’est pas nécessaire. Il suffit que la turgescence
à l'intérieur des cellules aquifères soit assez grande : … pour vaincre la résistance de la paroi au passage de eau. La fréquence de l’émission d’eau dépend done de la perméabilité des membranes. Si les membranes sont très perméables, une turgescence faible peut ‘ovoquer la formation de gouttelettes. | D'après le mécanisme qui vient d’être décrit, la cause immédiate de l'émission d’eau est la perméa- “bilité des cellules aquifères jointe à la turgescence he ces mêmes cellules. La sortie de l’eau est NE ke
autre Et on constate que he formation db telettes d’ eau sur les feuilles est en one liée io
‘ pendamment de l'arrêt de la transpiration qui AO ‘ être dû à une autre cause.
Influence d’un abaissement detempérature.— . Supposons que, l'équilibre osmotique étant établi, la
température s’abaisse. Il en résultera une diminution du pouvoir osmotique du suc cellulaire. L'équilibre Sera rompu par suite d’un excès de turgescence. L'eau tendra donc à sortir des cellules sursaturées Bt . viendra augmenter la pression dans les vaisseaux dont le contenu refluera dans les cellules aquifères, de là dans la chambre sous-stomatique, puis à l'extérieur. L'émission d’eau peut donc avoir lieu simplement par suite de la rupture d'équilibre pro- Yoquée par un abaissement de température.
On peut se rendre compte qu'un refroidissement . comme il s’en produit fréquemment pendant la nuit est suffisant pour déterminer üne élévation notable Hide la pression à à l’intérieur des feuilles. Soit en effet p. le pouvoir osmotique d’une solution à o°, le pouvoir osmotique p à {° est donné par la formule :
ire (a : ) Si, à o°, le pouvoir osmotique est égal à 10. atmosphères, il sera de 40,91 atmosphères à 25 et de : 40,36 atmosphères à 10°. Un abaissement de température de 15°, se produisant pendant la nuit, détermimera donc une diminution de pouvoir osmotique . égale à 0,55 atmosphère. Les cellules devront expulser |
respondante de la turgescence. On conçoit que cesoit suffisant pour provoquer la formation de gouttelettes. Un abaissement de température favorise donc.
J’émission d’eau en déterminant un excès de turges-. cence. Lorsque les tissus sont saturés, la chose est
une quantité d’eau qui amène une diminution cor-
Dune Supposons en effet que les cellules Dons À chymateuses aient une RS nonte légèrement infé-
tendance à attirer l’eau plutôt qu'à la rejeter. Si un … refroidissement survient, le pouvoir osmotique est … diminué et peut devenir inférieur à la turgescence; LL les cellules auront alors une tendance à expulser l’eau A qui pourra s ‘échapper par les stomates aquifères. En somme, l'émission d'eau liquide est rendue possible grâce à la perméabilité des membranes du issu aquifère; elle est déterminée par la turgesnce destissus survenant après l'arrêt ou le ralen- . tissement de la transpiration; elle est accélérée par. Lun abaissement de température. :
Réabsorption de l’eau. — Supposons que l’eau “sortie du tissu aquifère a rempli la chambre sous-. …stomatique et forme une gouttelette à la surface de . -l'épiderme. N’est-il pas possible, si les conditions viennent à changer, que l’eau, au Hieu de continuer à sortir, rentre au contraire dans la plante? Si on. appelle p et {le pouvoir osmotique et la turgescence de cellules aquifères et p' le pouvoir osmotique du . liquide émis, ÉD) d'équilibre est exprimé par Ba relation :t—p—pl.Sit> p—p', l'eau continue à. ortir; sit < p — p',elle a une tendance à rentrer. Le matin, après le lever du soleil, les conditions s nt inverses de celles qui ont REA l'émission d’eau; la transpiration recommence et réduit la turescence; la température s'élève et augmente le pouvoir osmotique des cellules. $i à ce moment les souttelettes d’eau formées sur les stomates aquifères e sont pas encore évaporées, elles peuvent ètre
artie réabsorbées. Vo | Lu Rôle de l'émission d'eau. — Après qu'on à idié ure fonction, on est porté à se demander à. quoi elle est utile; ce qui suppose. implicitement qu'on admet a priori qu elle sert à quelque chose. Or il n’est pas évident qu'une fonction su utile ; elle peut être indifférente ou même nuisible, à E Gondition
outefois de ne pas l'être assez pour compromelire YA
l'existence de l'espèce. ki Si l’on considère do lbeenn le cas où l'eau est rejetée à la suite d’un refroidissement, il semble bien # que la fonctiou dé sudation soit plutot utile. I ya de l’eau en trop, la plante est sursaturée ; une dispo- | ition qui permet l'élimination de l’excès d’eau doit © être considérée comme une adaptation favorable. Les stomates aquifères surmontant un tissu perméable » apparaissent comme des soupapes de sürélé. Sans cette disposition, l'eau chassée des cellules par un excès de turgescence & ‘accumulerait dans les méats et pourrait y acquérir une pression suffisante pour, être nuisible. à Il n’en est pas de même lorsqu' M n'y a pas abaisement de température ét que la plante est simplement saturée d’eau. Dans ce cas, quelle peut être la nification physiologique de l'émission d’eau? L’éau “p par les feuilles étant nn en quelque
re pal nl au. büint de vue de rare on.
voit dônc ni na ni inconvénient à à cette cit
portion Fdiguiante à de Matbre lobes 11 » : “ onc de ce . là ni perte d'éléments utiles ni A
ais la sudation, par cela mème qu’elle détermine . 44 bsorption d’eau par les racines, ne permet-elle pas M'assimilation de sels utiles qui sans cela n'auraient 1 pas été absorbés? Nous avons vu | (Ch. IV) que l’absorp-
a Si un Nu a une concentration moindre dans la ne que dans le milieu extérieur, il est absorbé
retà Rats le sel n’est pas absorbé, même eau entre. Dans une plante intacte, la sudation donc pas d'influence sur l'absorption des sels.
ne.
Hydatodes. — Chez quelques Rite des tro- \ii les que qui servent à l'élimination de.
S fouilles d’ Aénirin Cocculus, on peut voirlematin nue gouttelettes non disséminées ; elles sont
Fig, 11. — A, hydatode; b, paroi gélifiée ; c, uticule ; g, gouttelette d'eau. \
peut donc provenir que des cellules parenchymateuses. Supposons l'équilibre osmotique établi, toutes les cellules étant saturées d’eau. Si la température s’abaisse, le pouvoir osmotique des cellules voisines de l’hydatode diminue, leur turgescence devient trop grande et renvoie une certaine se d'eau dans te ;
l'extérieur est favorisée par ce fait que la cuticule est |
interrompue. ‘à
Un abaissement de température est- il nécessaire pour que l’eau sorte de lhydatode? Supposons la poule saturée d’eau et la température constante. Du, côté des cellules voisines, la turgescence de l’hydain est équilibrée ; mais sur la paroi extérieure, elle. ne l’est pas. IL est donc possible que la perméabilité
de cette paroi laisse échapper de l’eau simplement u
influence de ï) ‘turgescence, comme on le | LS. des stomates aquifères. Le mécanisme est le. ème dans les deux organes.
Les hydatodes ne sont pas, comme les stomates -aquifères, en rapport avec un faisceau libéro-ligneux. n comprend donc moins facilement, chez les arbres hydatodes, l’existence d’un courant d’eau continu Hant des racines vers les feuilles et donnant lieu à … des séries de gouttelettes qui se détachent à inter- À valles réguliers. On manque d’ailleurs d'observations précises à ce sujet. Il semble que les hydatodes aient urtout pour rôle l'élimination de l'excès d’eau de. la feuille ; leur raison d’être peut d’ailleurs être envisagée à un tout autre point de vue.
uivant les circonstances, les hydatodes peuvent effet servir, soit à rejeter, soit à absorber l’eau. Si
on plonge dans l’eau une feuille flétrie d’Anamirta, h
lle redevient turgescente beaucoup plus vite qu’une nile ordinaire. C'est que les hydatodes, grâce à leur
aroi non cutinisée et partiellement gélifiée, se satu-
nt rapidement d’eau. Une fois dans l’intérieur de
ydatode, l’eau passe facilement dans les cellules as voisines qui ne sont pas saturées. C'est le phénomène inverse de celui qui a lieu lorsque l’eauest
liminée. Comme les stomates aquifères, les hyda-
* réabsorber l’eau une fois rejetée.
ment réversible et l’utilité de la fonction absorbante
odes peuvent ainsi, si les circonstances s’y prêtent,
Les hydatodes sont done des organes à fonctionne-