‹ Le rôle de l'osmose en biologieChapitre 33 sur 49 · RÔLE DE LA PERMÉAPILITÉ · texte numérisé non relu

RÔLE DE LA PERMÉAPILITÉ

q uoi la de utration deviènt nr de un lorsque les feuilles meurent.:On sait en effet que le protoplasma, plus ou moins semi-perméable tant “quilest vivant, devient perméable lorsqu'il est mort. “Nous trouvons là encore une relation constante de “cause à effet entre la perméabilité plus ou moins » grande du protoplasma et la transpiration plus ou “moins intense.

Plasmolyse et transpiration. — Un nouvel ' rgument tendant à montrer le rapport de cause à » effet qui existe entre la perméabilité du protoplasma et la transpiration est tiré de l’étude des tissus dont les cellules se laissent plasmolyser facilement. On sait que lorsqu'une cellule peut être plasmolysée, et “que le plasmolyse persiste, c'est que les membranes \protoplasmiques sont semi-perméables ; d’autre part, “les parois semi-perméables ne se laissent traverser “que très lentement par l’eau. On peut donc prévoir que les organes où la plasmolyse est persistante * auront en même temps une transpiration très faible, Les organes à l’état de vie ralentie, tels que les tubercules de Betterave, bien que renfermant beauoup d’eau, transpirent très peu et peuvent presque définiment conserver leur eau. Or, ce sont préciséent les meilleurs exemples pour l'étude de la plasmolyse ; la semi-perméabilité des membranes protoplasmiques y est presque complète. Parmi les feuilles ». à l’état de vie active, celles des plantes grasses sont 1e qui transprent le moins; ce sont également … celles ou la plasmolyse des cellules est le plus facile à 1 obtenir. Dans une feuille ordinaire, ce sont les cel- \ lules épidermiques, surtout sur.les poils, qui ont les . membranes protoplasmiques les moins perméables ; | ce sont aussi celles qui se dessèchent le moins vite. bon y a donc un rapport constant entre le degré de perméabilité du protoplasma et l'intensité de la

Fu 1.

| ri vivant, üne de celles qui le er du:

protoplasma mort. La rétention de l'eau est donc une. 1 fonction physiologique du protoplasma.

Perméabilité et transpiration. -- On voit la suite des idées qui nous ont amené à établir une. relation de cause à effet entre les variations de la. perméabilité du protoplasma et celles de la transpira= tion. Si l’on assimile simplèment la transpiration à. J’évaporation, on se trouve en présence de certaines. particularités tout à fait inexplicables. Il y a donc! une circonstance dont on ne tient pascompte. L” hypo- thèse que la perméabilité du protoplasma pourrait. . bien jouer un rôle est suggérée par la structure même. de la cellule et la nécessité où se trouve l’eau du suc: cellulaire de traverser le protoplasma pour alimenter JR transpiration. | Un fois cette hypothèse faite, il faut la vérifier. ou cela, nousavons passéen revue toutes les circons-. tances, telles que les changements de température ou : 4 éclairement, qui font varier la perméabilité du pro-! 1 toplasma et nous avons constaté qu’elles font en même temps varier la transpiration; les choses se passent comme si une augmentation de la perméabi- lité était la cause déterminante d’une augmentation de transpiration. Nous sommes passés ensuite à examen d’autres circonstances que nous avons jugées de nature à influencer la perméabilité sans que cette influence ait été mesurée directement, et nous avons toujours vu quelles agissaient sur la transpiration dans le sens que l’on pouvait prévoir. , Nous avons enfin constaté que dans tous les organes . où la perméabilité était faible, la transpiration était en même At peu intense.

4 sciences de la nature, on s'appuie sur dHÉne.

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Morte, diminue ensuite pendant un certain temps

malgré l'invariabilité des conditions extérieures, puis demeure constante. Cela ne peut se comprendre que . la perméabilité, après avoir augmenté brusquent par suite du passage de l'obscurité à la lumière,

iminué ensuite jusqu’à devenir constante. I s'est

produit une sorte d’accoutumance qui a diminué l’action excitante de la lumière. Il n’est pas sans exemple,

ns l’étude de la sensibilité des êtres vivants, de voir Ction d’une excitation constante se réduire progr ps

ivement sans raison apparente. je On connait les expériences de Wiesner sur l’action. |

que les radiations de réfrangibilité différente exercent

Sur la transpiration. Exposé successivement dans lés

d Je parties du spectre, un pied de Maïs dégage Ji

S quantités d’eau variables. Il va un premier maxi num dans le rouge et un second plus élevé dans Île : “bleu. Comment expliquer ce résultat ? On ne connaît bas d'influence des radiations sur l’évaporation de

| eau; d'autre part, l’élévation detempérature produite in “par les diverses parties du spectre, déjà insuflisante

I jour faire prévoir le maximum dans la lumière rouge, i

me saurait justifier celui de la lumière bleue moins .

Chaude. Il faut admettre que les variations de la nspiration ne sont que la manifestation des varia-

tions de la perméabilité sous l’influence des diverses. radiations. | On a voulu voir dans cette expérience une confirmation du rôle de la chlorophylle dans la transpira-” tion. Comme dans le cas de l'assimilation du carbone, les radiations seraient d'autant plus actives qu’elles sont plus absorbées par la chlorophylle. Mais, sans revenir sur ce qui à été dit de la difficulté d'établir, un lien de cause à effet entre l’absorption des radia-. tions par la chlorophylle et l’évaporation à la surface des cellules, on doit constater que l’action des radiations n’est pas la même dans le cas de l’assimilation, du carbone que dans celui de la transpiration. À En somme, dans cette question comme dans beau-| coup d’autres, les phénomènes paraissent obscurs et ne peuvent être expliqués directement. On fait alorsw une hypothèse suggérée par la structure même des plantes, et si l’on constate que tout les faits sont ainsi expliqués, c'est-à-dire rattachés à une loi, on en con, clut que l'hypothèse est conforme à la réalité. Dans ce, cas, l'hypothèse que la perméabilité des membranes est. une condition essentielle de la transpiration est pleine-# ment vérifiée par l'expérience. On admet alors qui y a une relation de cause à effet entre les variations" de la perméabilité et les variations de la transpiration, .non seulement dans les:cas observés, mais dans tous les cas ; c’est [a marche ordinaire du raisonnement inductif. Puis, la loi étant acceptée comme générale chaque fois qu'on observera une variation de Ia | ea qui ne sera pas conforme aux lois de l’'évaporation, on l’attribuera à une variation de la perméabilité, le dégagement de vapeur d’eau étant en quelque sorte le signe extérieur du degré de perméas bilité; et l’on recherchera quelles peuvent être les causes des variations de perméabilité. | À La transpiration se trouve ainsi rattachée à un

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