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ällemandes et intensifier le mouvement des capitaux internationaux vers l'Allemagne. C'était le seul moyen vraiment efficace d’assurer une certaine continuité dans les payements des annuïités, et d'éviter avec succès la menace d’une suspension de transferts.
Ce n’était, du reste, qu’une interprétation très admissible d’un passage du rapport des Experts :
« Il faut s'attendre qu’au cours de son développement normal, la Banque tende peu à peu à une organisation qui ne sera pas seulement principalement consacrée à la gestion des Réparations, mais qui fournira, en outre, au commerce mondial et à la finance internationale d’importantes facilités qui lui manquaient jusqu’à présent.
La Banque sera à même d'ouvrir au commerce de nouvelles possibilités ».
À supposer que la B.R.I. agisse ainsi, sa conduite ne sera pas sans susciter de nombreuses jalousies parmi les Etats. Il y en aura pendant longtemps encore qui n’admettront pas sans difficultés de se voir moins favorisés,
Nous voyons ici, où nous sortons du cadre bien délimité du Trust des annuités allemandes, combien la B.R.I. devra, avant d'agir dans le domaine bancaire, tenir compte des contingences nées de la rivalité des économies nationales entre elles; rivalité qu’elle se doit d’atté-
= nuer et non d’accentuer.
Le problème des Transferts peut, du reste, être envisagé sous plusieurs angles : politique, économique, financier.
Considérons-en le côté financier qui a l'avantage de
présenter le plus d’objectivité.
Sous le régime du Plan Dawes, le gouvernement du Reich versait chaque mois, en Reichmarks, sa dette au compte de l’Agent des Réparations. Celui-ci achetait sur