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que par à coups. Il faut bien le dire, ce n’était le plus souvent que lorsque tous les intérêts particuliers en présence se trouvaient d’accord, que l’on pouvait attendre quelque chose de ces réunions des grands directeurs, chacun défendant avec autant de patriotisme que de conviction, son pays et son or. Mais l’or, la stabilité de sa valeur, de son pouvoir d’achat, sont des questions que n’arrêtent pas les frontières des Etats; tous les pays, qu'ils le veuillent ou non, sont touchés avec des incidences diverses, par les fluctuations du métal jaune, et la tendance mondiale à ne plus reconnaître que l’or comme étalon monétaire, fait de plus en plus, que l’on ne peut résoudre toutes ces questions que sur une échelle de pius en plus vaste, sur le plan international.
| Du reste, le retour d’une monnaie à sa convertibilité, ne suffit pas pour prouver une restauration monétaire complète. Cette convertibilité, pour être parfaite, doit être assurée en tout état de cause, et donner également la certitude que sa stabilité n’est jamais menacée. S’il en était ainsi, les détenteurs de capitaux n’auraient jamais qu’à se préoccuper de leur faire produire le maximum, et on ne verrait plus ces différences profondes de taux d'intérêt que l’on constate entre des pays à monnaies également stabilisées sur une base légale .Alors que sur certains marchés, le taux de l’argent est de 1/2 1%; il s'élève encore parfois à 15 ou 20 %, sur des places où cependant, légalement, la monnaie est définie par un
. poids de l’or, garantie convertible.
« La B.R.I. aura fait faire un grand progrès au monde économique, le jour où le capital aura confiance dans la possibilité de repasser d’une monnaie à une autre monnaie, aussi bien qu'il est passé de cette autre monnaie à la première » (x).
Extrait du discours de Monsieur Quesnay, Directeur de la B.R.I., à l'Association des Banquiers suisses, Lucerne, 13 septembre 1930.
On doit voir, dans la création de cette Banque, la volonté de rendre permanente une certaine collaboration des banques centrales, pour les nombreux problèmes intéressant le milieu économique international. Un avantage immédiat, est de faciliter et de rendre plus fréquents les entretiens, les prises de contacts entre les directeurs des grands instituts d'émission du monde. L'absence de toute publicité à ces réunions, ne pourra qu'en améliorer les résultats, les bénéfices. De plus, la présence de certains d'eux au Conseil assurera une permanence, une continuité dans la gestion de la Banque dont les résultats ne peuvent qu'être favorables à l’économie générale.
Voici la constitution du premier Conseil d’Administration de la Banque.
Gouverneur Second Administrateur Pays (de son Institut) |Administrateur | exceptionnel .
France Moret Baron Brincard de Voguë (Fournier)
Allemagne Luther Melchior | Reusch (Vocke)\
Angleterre M. Norman Sir Charles (Siepmann) Addis Belgique __ Franck Francqui (Van Zeeland)
Italie Stringher Beneduce (Azzolini)
Etats-Unis Mac-Garah Fraser
Japon Tanaka Nohara (Substitut permanent)
C’est donc à la solution des problèmes monétaires actuels que va s’attaquer la Banque. Quels sont-ils, et dans quelle mesure pourra-t-elle les résoudre.