‹ Le Rôle de la GuerreChapitre 104 sur 471 · Holtzendorf, Eroberungen und Eroberungsrecht, p · texte numérisé non relu

Holtzendorf, Eroberungen und Eroberungsrecht, p

2. Il existe des cas où la conquête n’eut pas, pour eux, de mauvais effets. La Gaule, conquise par Rome, acquit la paix intérieure, subit un joug « assez doux (?) et favorable au développement de l’industrie ». (P. Laffitte, Les gr. types, p. 475.) Mais de tels exemples sont anciens, rares et ne prouvent pas que d’autres moyens n’eussent pu aboutir. k

tres l'ont si souvent employé, qu’on lui conserve sa foi, sans s’apercevoir qu'elle n’a plus les mêmes raisons d’être, que le succès est moins sûr et moins profitable que par le passé. On croit qu'il n’y à pas d’autres moyens de soutenir un besoin d’expansion, un Intérêt, qu'on imagine vitaux, ou bien on éprouve à leur égard un manque irraisonné de confiance. À défaut de foi, la croyance peut être viciée; l’homme capable de se jeter sur son voisin pour le détrousser est, presque par hypothèse, un mauvais Calculateur, qui s’en tient aux apparences, à QCce qu’on voit » sans mettre en ligne les inconvénients qu’ Con ne voit pas ». Ce qui le frappe, c’est la soudaineté des profits qu’il tirera de son acte ! outre l'indemnité de guerre (autrefois le tribut) — qui couvre à peine les frais directs —., il s’imagine luimême acquérant, d’un seul coup, un territoire peut-être étendu. Le revenu annuel en sera bien modeste : il ne le suppute pas et ne met pas en parallèle ce qu'il lui aura fallu dépenser en préparatifs et, pendant le combat, en hommes et en argent, en fatigues et en souffrances. La classe dirigeante pense y échapper et tirer les profits sans supporter les pertes ; elle ne sait pas ou oublie que la solidarité fera retomber en partie sur elle Les conséquences néfastes de son acte. — L'avantage final est disproportionné aux peines qu'il entraîne; un travail producteur beaucoup moindre y suffirait : on persiste à le rechercher, par la même aberration qui fait dépenser à des enfants, à des adultes, soldats ou employés, des efforts considérables de ruse, d’imagination, de duplicité pour échapper à une obligation minime. Il s’y ajoute cette imperfection de l’esprit humain qui pousse notamment à sacrifier, en billets de loterie, plusieurs fois le montant d’un lot : on espère avoir € la chance », pourtant bien incertaine ici et de peu de rapport, puisque le suecès coûte presque aussi cher que la défaite. La loterie de la guerre est peu avantageuse.

Au moins à certains égards, elle l’est devenue de moins en moins par une évolution constante. La préparation de la conquête a toujours été longue, dispendieuse : elle l’est encore davantage aujourd’hui. Son eæécution et l'augmentation d’armements qu’elle entraînera, coûtent des sommes considérables, plus énormes que jamais. Par contre les pro/its qu’on peut mettre en regard de ce passif sont moindres qu’autrefois. Lorsqu'on

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