‹ Le Rôle de la GuerreChapitre 11 sur 471 · IDÉAL DES RELATIONS SOCIALES · texte numérisé non relu

IDÉAL DES RELATIONS SOCIALES

les antagonismes subjectifs à ce qui est réellement, objectivement, incompatible et, d'autre part, restreindre les incompatibilités réelles au minimum. Nous nous efforcerons de montrer comment on doit la remplir en ce qui concerne les conflits collectifs appelés guerres.

de l’ensemble de l’évolution humaine en fait pourtant une nécessité économique, logique et morale, un but vers lequel tend la ligne qui résulte des oscillations de part et d’autre. L'idéal, c'est le futur. — Jusqu’à la période mercantile, l’idéal était de nuire à autrui pour s'enrichir de ses dépouilles. Montaigne disait : le proufict de l’un fait le dommaige de l’autre, Montchrétien (Traicté de l'Œc. pol., rééd., p. 161) : L'un ne perd jamais que l’autre ne gagne, Voltaire (Dict., Œuvres, t. XIV, p. 283) : il est clair qu’un pays ne peut gagner sans que l’autre ne perde. Sully, Hume, Tucker, Quesnay, Say... ont, au contraire, mis en relief l’idée de solidarité des nations, Les aires de solidarité se sont, en fait, étendues constamment. Lorsque l’homme travaillait seul, — si sa machine s’arrêtait, lui seul en souffrait ; s’il travaille pour tous, qui travaillent pour lui, — chacun souffre dès que l’un s'arrête, Les effets de la guerre se répercutent sur des régions de plus en plus vastes.

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