‹ Le Rôle de la GuerreChapitre 161 sur 471 · J. Lorimer, Rev. dr, intern., 1811, p · texte numérisé non relu

J. Lorimer, Rev. dr, intern., 1811, p

2. Leur Tribunal des conflits fonctionnerait (une fois établi) aussi facilement que celui qui départage les pouvoirs d’un même Etat. Leur Parlement pourrait régler les situations nouvelles comme cela a lieu entre individus,

crasement des petits par les grands, et elle atténuerait singulièrement la coalition des petits, que l'hypothèse d’une confédération suppose conscients de la solidarité qui unit la communauté internationale; leur majorité dans les votes ne nuirait pas aux grands autant que la prépondérance de leurs armes unies.

Les grands Etats commencent déjà, en fait, à ne plus se considérer comme une aristocratie privilégiée ; ils reconnaissent l’égalité juridique et l’indépendance des petits Etats, qui ne pourraient toujours la leur imposer ; ils leur accordent voix au chapitre. Les cinq puissances du traité de Vienne n’ont plus une autorité exclusive : on ne leur a pas arraché l’admission des droits en faveur des Etats secondaires, elles l’ont consacrée volontairement. L'ordre politique international se pénètre de l'esprit des règles de l’ordre social interne. La Révolution française a aboli les lettres de cachet, et posé le principe de légalité. des citoyens devant la loi : elle devait par contre-coup condamner le droit de conquête et de convenance et faire prévaloir l'indépendance et l’égalité de toutes les nations devant le droit des gens et leur droit d’être représentées dans leurs Etats- Généraux ou Congrès.

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