Lacombe, Le patriotisme, p
4. Novicow, Conse, el vol. soc.; p. 306 s : apparition tardive du sentiment national; p. 324 s : indifférence pour l'expansion nationale.
(conseils de Machiavel aux Médicis...) n'étaient pas fondées sur la nationalité.
L'idée nationale est déjà plus sensible dans la résistance de l'Allemagne à Napoléon. En 1815, la carte de l'Europe fut pourtant remaniée au mépris des aspirations populaires : la Belgique était unie à la Hollande, PAllemagne et l’Italie morcelées, la Pologne découpée, la Bohème, la Hongrie et les Balkans organisés artificiellement. Ce fut la cause d’autant de tentatives de renversement, qui eurent la guerre pour instrument et auxquelles il faut ajouter l'émancipation de la Grèce et l’agitation de FIrlande. La formation de lunité italienne fut une application, particulièrement heureuse, du principe des nationalités, car elle fut volontaire : la force du Piémont n’y aurait pas suffi. Celle de l'Allemagne, au contraire, apparäil en partie comme le fruit de la lutte d’une maison, d’un Etat, pour Phégémonie. La Prusse ne s’est pas donnée à l’Allemagne, elle la conquise (d’où le ‘aractère militaire de l'Empire). Cela dépasse et viole même le principe. L'Allemagne a mis la main sur des populations polonaises, danoises et françaises. La France, si elle en fut parfois la victime, joua du moins à plusieurs reprises un beau rôle dans ces mouvements, en apportant au service de causes légitimes un concours aussi désintéressé que peut lPêtre un acte poliitque.
Les aspirations les plus impérieuses, les plus unies, celles des groupes remuants et assez nombreux, ont été satisfaites, naturellement, les premières. Mais il subsiste une double cause Juture de conflits : d’une part plusieurs peuples n’abandonnent pas leurs revendications d’indépendance ou de plus large autonomie (Irlande, Pologne, Finlande, Hongrie) ; d’autre part certaines populations sont disputées par les Etats limitrophes ! (Italie-Autriche pour Trieste .et le Tyrol, Allemagne-Russie et Autriche, Roumanie-Hongrie, Grèce? Bulgarie, Serbie et Turquie). k
Le pangermanisme, le panslavisme, l’union dano-scandinave.., conséquences dernières du € patriotisme ethnographique », et les divers impérialismes. sortent des limites du principe des nationalités. C’est le pendant de Popposition entre les frontières naturelles et la monarchie universelle. D’un terme on passe graduellement à son contraire: par exemple, de la doctrine défensive de
4. Les écrivains même (La Grasserie, Suppr. de la g., p. 40, Etc...) proposent, au nom de la science, de nouvelles cartes, toutes discutables. ,