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Jhering, La lutte pour le droit, p

2. 1b., p. 59. — Avant lui, Mirabeau avait senti que le droit n’est pas une règle abstraite, purement logique (conception statique), mais une force vive qui rencontre des résistances et doit lutter pour se réaliser (conception dynamique) : « Ne te laisse pas égorger par la tyrannie, ce serait te tuer toi-même, disait-il aux Quakers (Ass. constit., 10 fév. 1794). Tu veux la paix ? Eh bien, c’est la faiblesse qui appelle la guerre; une résistance générale serait la paix universelle. » — Thiers: Dieu n’a donné la justice qu’au prix des combats. — Taine (Ancien rég., p. 215): « Dans ce monde, on est tenu de lutter, si l’on veut vivre. Toute créature qui perd l’art et l’énergie de se défendre devient une proie d’autant plus sûre que son éclat, sa gentillesse même, la livrent d’avance aux rudes appétits qui rôdent alentour. »

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