‹ Le Rôle de la GuerreChapitre 233 sur 471 · Aless. Corsi, Arbitrali inlernazionali, 189%, p · texte numérisé non relu

Aless. Corsi, Arbitrali inlernazionali, 189%, p

9, Ch. Malo, Je! des Débats, 28 nov. 1903 : c’est-à-dire pour des cas où les peuples avaient déjà renoncé à se battre. Inversement lorsque la maladie est grave, il faut lui laisser suivre son cours. La belle panacéel — Enumération, classification, qualification de ces arbitrages : Rouard de Card, ouvr. cités; Kamarowsky, p. 187, 210 s; Duplessix, Vers la paix, p. 20; H. La Fontaine, op. cil., et Table.…, Rev. dr. int., 1902, p. 646 s; Contuzzi, Il Digesto ilal., t. IV, p. 304-524; Perez, Gli arb., et L'arb.; J. Basset Moore, Hist. a. Digest of Lhe int. arb.., (U. S. A.), Washington, 1898, 6 vol., et Int. arb.: hist. notes a. projects, avr. 1896.

3. Ex. dans : Mérignhac, p. 213 s; Corresp. du Bureau de Berne...

4. Cf. von der Goltz, Conduile de la g., p. À s; Boguslawski, O4 M, Trapsia, von Rüstow..; Ge Marselli, J. des sc. mÿl., 1882, 1, p. 274; Lacointa, intr. à Kamarowsky,

Le cas se présente, mais est-il fréquent? Il ne le semble pas, et il resterait donc un très vaste domaine à l’arbitrage. En outre, lorsqu'elles se présentent, limpulsivité, la vitalité, ne correspondént souvent à rien d’objectif, de réel: on s’exagère l'importance ou le caractère intentionnel des lésions, lorsqu'on en est la victime. Aussi l’éducation doit-elle tendre et la sélection tend-elle à réprimer cette impétuosité, cette agressivité, qui font sentir comme essentiels et exclusifs des désirs qui ne le sont pas, c’est-à-dire à réduire les antagonismes putatifs aux cas et à l’intensité des antagonismes réels. Ilse peut même, en face d’un problème véritablement primordial pour un Etat, que la guerre semble, au premier abord, nécessaire et qu’il existe cependant d’autres moyens de résoudre la difficulté — et c’est encore un gain pour la paix.

Le caractère vital et exclusif et, par suite, la difficulté de Parbitrage sont d’ailleurs, en matière internationale, affaire de moment bien plus que de nature intrinsèque de l’objet en litige. Telle question, qui, à son début, paraît secondaire et susceptible d’être résolue pacifiquement, s’envenime au point de sembler insoluble. Rarement les grands conflits ont leur pleine intensité d'emblée : leur cause originaire ou leur occasion est de peu d’importance, mais ilse produit ensuite une ascension qui aboutit à une période aiguë, à la guerre. &Les passions que la nation nourrissait en elle-même s’emparent du fait, le colorent et le transforment ; les gouvernements qui partagent ces passions se croient engagés à les soutenir; ceux qui les exploitent jugent l’occasion venué de les mettre au service de leurs calculs ; toutes les causes d’hostilité que les Etats rivaux accumulaient depuis longtemps, se rassemblent pour grossir événement : la lutte s'impose comme une nécessité de salut public ... » N’attendons pas que la goutte d’eau tombe, et la coupe ne débordera pas. L’essentiel est donc d’enrayer le mal en temps utile. avant que la presse et les alarmistes aient eu le temps d'accomplir leur œuvre néfaste ?. De sorte que, à la formule : l'arbitrage est difp. xix; R. de la Grasserie, Suppr. de la q., p. 29, 54... — Adde : guerres de mauvaise foi, de conquête... — Fiore (Rev. dr. int., 1898, p. 16 s; 1899, p. 123 s, 236 S) distingue : les différends particuliers (susceptibles d’arbitrage), et les complexes (uon susceptibles), où les intérêts de la généralité des Etats sont en jeu (équilibre, question d'Orient, liberté du commerce, expansion coloniale). Dans ce dernier cas, l'Etat ne pourrait compter que sur ses propres forces : il aurait intérêt à les porter au maximum, L’arbitrage, obstacle à certaines guerres, ne serait pas un remède au militarisme.

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