‹ Le Rôle de la GuerreChapitre 380 sur 471 · SECTION II. — EFFETS ÉCONOMIQUES ET FINANCIERS · texte numérisé non relu

SECTION II. — EFFETS ÉCONOMIQUES ET FINANCIERS

Le but de l’activité et des institutions économiques est la satisfaction des besoins de l’homme par l'adaptation du milieu à sa personne. Or les batailles détruisent, sans jamais les produire, les richesses qui sont les instruments de cette satisfaction. Le caractère antiéconomique de la guerre ne laisse donc pas de doute. Ses apologistes se sont pourtant donné la tâche imgrate de démontrer son utilité, du moins dans le passé.

La première condition de Padaptation du milieu consiste dans la mainmise de l’homme sur la plus grande surface de la planète. La guerre seule, prétend-on, a permis le peuplement et Le défrichement de la terre, en chassant les vaincus, d’un territoire qu’ils n’eussent pas abandonné sans cette impérieuse nécessité externe. Ainsi s’expliquerait l’existence de peuples d’origine commune à de grandes distances. — Mais s'il n’avait d’autres causes, telles que les bouleversements de Pécorce terrestre, ou les migrations dues à une poussée interne ! (multiplication, curiosité...) et exécutées dans de vastes régions inhabitées, — comment expliquerait-on la présence du même phénomène chez les animaux? En tout cas, ce serait une utilité périmée, puisque le globe est occupé.

Notre système économique, dit-on encore, repose presque en entier sur l'institution de la propriété individuelle, et c’est la guerre qui est la source de toute propriété. Ce que l’homme a gagné avec son sang, 1] veut le conserver ; le succès qu’il à obtenu, il veut limmobiliser, en retirant de la possession des objets qu’il en a recueillis, un avantage, un privilège permanents. Qu'est, au fond, la propriété, sinon la prise et le maintien de cette possession, c’est-à-dire Pattaque et la défense ? ?» La symbolique de divers contrats, étymologie (supra), renforcent d’une preuve Pexplication psychologique. L'observation de humanité primitive montre qu’ @il y avait identité entre la classe militaire et celle des propriétaires du sol »; et si la première qua-

doctrine nationaliste, qui propose d’épurer les races mêlées (ne le sont-elles pas toutes ?); 20 le regret, sinon la préconisation des mariages entre frères et sœurs, qui, suivant V. de L., stabilisent les races et favorisent la sélection, en éliminant plus vite les familles tarées et en stéréotypant les autres. (p. 194.)

4. J. Lubbock, Orig. de la civ., p. 498 : les fondateurs de colonies étaient, non des faibles chassés de chez eux (Duc d’Argyll), mais des hommes énergiques et entreprenants. — Contra: Kant, ib., p. 55; Tzschirner, ib,, p. 205...

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