LA MORTALITÉ DANS LES GUERRES DU XIX* SIÈCLE
Æ 3 — linsurrection serbo-bulgare, 25.000 ; — la guerre russo-turque, 250.000 ; — les expéditions des Anglais dans PAfrique du Sud et l'Afghanistan, 55.000 ‘. Soit, près de { million dans cette période, et au moins 2.500.000 dans le quart de siècle. Il faudrait y ajouter les résultats des récentes campagnes (Tonkin, Dahomey, Madagascar, Cuba, Transvaal, Mandchourie).
Le total de tant de morts ne peut être qu’approximatif. Pour 2 0 aA Le 9 LR. x LA .
l'Europe seule et au XZX® siècle, Ch. Richet ? l’évalue à 15 millions d'hommes. Vacher de Lapouge estime que le chiffre de 13 millions, que fournit l'addition des pertes directes dans les peuples civilisés est beaucoup trop faible. Pour la terre entière, il admet le chiffre moyen de 40 millions d'individus tués par siècle *; ceux de deux milliards et demi de victimes directes pour les 5.000 ans de civilisation partielle, et de cinq milliards depuis l’origine. Pour les mettre à la portée de tous, l’auteur concrétise ces nombres. Les victimes d’un siècle de guerre, ensevelies à un pied d'intervalle, feraient le tour de la terre; se tenant par la main, elles formeraient une ligne de 15.000 lieues de long; leur sang remplirait 600 millions de litres, 3 millions de tonneaux de deux hectolitres, qui fourniraient un jet de 680 litres par heure. Frédéric Passy porte le coût des guerres du monde à 15 milliards d’êtres vivants, qui correspondent à 2.500.000 barriques de sang humain #.
Voilà les fruits du passé. Que serait Pavenir, s’il persistait à être belliqueux ? On s'accorde à peu près à dire que le nombre absolu des victimes ne diminuerait pas dans chaque guerre ; au contraire, si on prend pour base l'expérience des siècles derniers, on peut prévoir que, de plus en plus rares, et peut-être plus courtes, les guerres seraient de plus en plus vastes par mes pour 10 milliards, soit 395 fr. le kilog. de chair humaine abatlue. — Chiffres supérieurs : Richet, ib., p. 35 : 800.000; A. de Foville, Ec. fr., sept. 1880 : 2.500.000. — En réalité, la statistique accuse un surcroît de 450.000 décès et une diminution de 130.000 naissances pour la France en 1870-71, tandis que le chiffre officiel est 155.000 (Lapouge, tb.) — A quatre reprises, J. de Bloch donne des chiffres incompréhensibles, qui différent par centaines de mille. Sur 180.000 combattants, il y aurait eu 21.508 officiers et 702.407 soldats prisonniers. (T. V, D. 296, 238500 1V D 21528001 delalg.- A1, 0p. 8°)
i. Dr Engel, Die Menschenverluste der deutschen Armeen im Kriege gegen Frankreich, 1872.