Spencer, t. II, p. 103; H. Collins, p
2. J.-J. Rousseau, Projet de pair, Œuvres, t. I, p. 620; L. Henry, Le crime, épigraphe : La guerre c’est le despotisme, le despotisme c’est la guerre.
3. Dom Deschamps, « moine libre-penseur » du xviie s., disait : « [ faut au roi des troupes qui contiennent les sujets dans l’obéissance, mais qui paraissent entretenues pour la guerre... » (Beaussire, Antécédents de l'hégel., p. 131.)
guerre au dehors ‘. » Dans la double impossibilité où il se trouvait de se passer d'armée et de la solder, le Directoire vit dans la guerre étrangère € non seulement Punique moyen de se préserver de la guerre civile, mais le premier besoin de son existence ? ». Les campagnes du Consulat furent un acheminement calculé vers l'Empire, et ce dernier, cherchant sur les champs de bataille la consécration de sa réussite, fit € de la violence, un but et un système, un instrument de règne ? ». Ses attentats au droit des peuples ne furent malheureusement pas les derniers du siècle qui furent commis au nom d'intérêts aussi peu respectables. La folie et le crime de ces actes ont élé comparés à ceux des employés infidèles qui mettent le feu à leurs bureaux pour soustraire leurs comptes à quelque imminente vérification.
« La possibilité d’un état social supérieur, en politique comme en général, dépend fondamentalement de la cessation de la guerre. » Mais si la fonction guerre a créé l’organe politique tel qu’il nous est connu et si lorgane à son tour développe la fonction, d’où viendrait la cessation de ce cercle vicieux, si ce n’est d’une cause extérieure à ce rapport, c’est-à-dire de faits non guerriers ni politiques ?