SEÉCPION IN. = EFFETS MORAUX
En dehors des partisans déclarés de la lutte sanglante, peu d'auteurs ont risqué le paradoxe de sa bienfaisance morale. Les combats des hordes auraient, pour la première fois, appris aux hommes à agir ensemble pour le bien commun, à s’entr’aider, à se sacrifier les uns pour les autres. Les sentiments de dépendance mutuelle, de fraternité d’armes, l’amour de la patrie, la recherche de la gloire, ne puiseraient pas ailleurs leur inspiration. En donnant le premier mobile d'estime et d’admiration en faveur de ceux qui avaient accompli de brillants exploits, la guerre aurait donné le sentiment de l’honneur et fondé Pidéal. Dufraisse, Histoire du droit de querre, p. 12.
Sir Francis d’Ivernois, Tableau histor., p. vin.
3. Comte, Phil., t, VI, p. 315 : « Le développement continu d’une immense activité guerrière constituait, à tout prix le fondement nécessaire de cette désastreuse domination, basée sur l’exploitation des vices généraux de l’humanité et des imperfections spéciales à notre caractère national et principalement d’une
vanité exagérée. » — Ct de Melito (Dufraisse, p. 429). 4. H. Collins, Philos. de Herbert Spencer, p. 489.