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Sir H. Sumner-Maine, Le dr. inlern : la Guerre, p

2. Cf. Annuarius Osseg, Der europ. Militarismus, Amberg, 1876, p. 145.

mentale de la politique, absorbe une grande part des revenus publies ; 4° un grand nombre de services publics sont centralisés et placés sous la haute main de l’administration militaire. La méfiance internationale, imposition du service aux pères où aux soutiens de familles, aux € dispensés », la prédominance du ton de caserne, lesprit césarien, la stagnation des arts, des sciences ou de l’activité économique sont des causes ou des conséquences non essentielles, quoique fréquentes, du système.

Il n’est pas douteux que les grands Etats européens réalisent amplement ce type. Mais dans quels domaines d'activité y a-t-1l une véritable intrusion? A quelles nations s’étend le système ? Quand est-il apparu? L’imprécision des caractères interdit de fixer des limites bien nettes !. Vattel se plaignait déjà de ce qu’on ait, en son temps, abandonné la coutume salutaire de stipuler, dans les traités de paix, le licenciement des troupes ou leur réduction, comme on faisait au xvie siècle : € Quelle charge pour un Etat! Ces armées nombreuses, entretenues en tout temps, privent la terre de ses cultivateurs, arrêtent la population et ne peuvent servir qu’à opprimer la liberté du peuple qui les nourrit. » Quoique les effectifs, les budgets et les dettes se soient depuis lors décuplés, Montesquieu notait déjà les pernicieux elfets de la folie des surenchères d’armements : «€ Une maladie nouvelle, écrivait-il?, s’est répandue en Europe; elle a saisi nos princes et leur fait entretenir un nombre désordonné de troupes. Elle a ses redoublements et elle devient nécessairement contagieuse; car, sitôt qu’un Etat augmente ce qu’il appelle ses troupes, les autres soudain augmentent les leurs ; de façon qu’on ne gagne rien par là, que la ruine commune. Chaque monarque tient sur pied toutes les armées qu’il pourrait avoir si les peuples étaient en danger d’être exterminés ; et on nomme paix cet état d'effort de tous contre tous! Aussi l'Europe est-elle si ruinée que les particuliers qui seraient dans la position où sont les trois puissances de cette partie du monde les plus opulentes n’auraient pas de quoi vivre. — Nous sommes pauvres avec les richesses et le commerce de tout Punivers et bientôt, à force d’avoir des soldats, nous n’aurons plus que des soldats et nous serons comme les Tartares. La suite d’une telle situation est Paugmentation perpétuelle des tributs, et, ce qui prévient tous les remèdes, on ne compte plus avec les revenus, mais on fait la guerre avec son capital. Il n’est pas gai

1. Dr. des gens, éd. Pradier-Fodéré, 1. II, ch. ur, $ 50, t. IL, p. 393. 2. Esprit des lois, 1. XIII, ch, xvur. :

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