Durkheim, De la division du travail social, p
5. Fichte (Disc. à la nation all., p. 235), Périn (L'ordre intern., p. 75), de Roquefort (Sol. jur., p. 133), combattent la confédération parce qu’ils la confondent avec la monarchie universelle, — Cf Cl. Royer, Consid. sur le group. des peuples et l’hégém, univ., J. des Ec., 1871, t. 46, p. 271.
les parties composantes, tandis que le morcellement ou à linverse l’énormité des États actuels sacrifient Pun de ces termes. L’unification politique toutefois ne supprimerait pas forcément toutes les luttes intestines (guerre de Sécession), ni a fortiori les guerres extérieures, surtout si, étendue à des populations ethniquement hétérogènes, elle se bornait au groupe de civilisation e Les États-Unis d'Europe (V. Hugo...) resteraient peut-être militarisés en face des États-Unis d'Amérique agrandis, mais la même évolution qui à rapetissé les États aux dimensions d’une province quant à la facilité des communications et transformé les continents en un seul marché, agrandirait sans cesse, en se poursuivant, les surfaces pacifiées ?. L’exemple. des républiques helvétique et américaine écarte toute crainte de voir s’immobiliser à tout jamais les situations acquises et d’instaurer un régime perpétuellement stationnaire *.
La confédération est susceptible de variations. Peut-être estce la raison pour laquelle les projets qui s’y réfèrent (v. infra) sont si peu uniformes : les uns semblent s’en tenir à un programme immédiat, tandis que les autres poursuivent un idéal plus élevé, et par cela même plus lointain, mais dont il ne faut pas désespérer.
4. Novicow, p. 590, 579 s, et Féd. de l’Eur.; Mérignhac, L’arb., p. 404 : entre États de même origine (Amérique latine ou entière, colonies anglaises..), mais non dans les Balkans, l’Europe centrale ou le monde entier. — Pret, La lutle des civil. el l’accord des peuples d’après les travaux de Duchinski, p. Lxxiv et 33 s : entre aryaques et non aryaques, (Cf. Elias Regnault et Gottfr. Kinkel.) — Contra : Lapouge, Sél. soc., p. 225
2. Gumplowicz, Sociol. el pol, p. 143 : loi de l’agglomération croissante, de l’absorption. — Tarde, Logique soc., p. 12, 195, 298 : extension des cercles d’amis et d’ennemis, mais adoucissement des mœurs; — Transf. du pouv., p. 175, 244 : les États étant moins nombreux et plus grands, il est plus facile de ies accorder et moins de les absorber autoritairement (Rome); — Psychol. écon., I, p. 22 : unification finale du genre humain; influence de la sphéricité de la terre : si elle était plate, les États limitrophes ne rayonneraient imitativement que dans un sens, le centre servirait de modèle. (L’empire romain supposait l'illusion qu’elle est plate : orbs, cercle, dont l’urbs est le centre.)
3. Contra : Pecqueur, p. 329; E. Worms, L’éc. pol, aux congr. de la paix, p. 16°