‹ Le Rôle de la GuerreChapitre 66 sur 471 · Wiskemann, Der Krieq, p · texte numérisé non relu

Wiskemann, Der Krieq, p

4, Lombroso, tb., p. 37, 53: en tahitien, pau signifie être vaincu, être mangé et une époque de disette était appelée : la saison de manger des hommes.

5. Gumplowiez, par la satisfaction animale ; Max Nordau, à l’inverse, par le seul espoir de s’approprier les qualités du mets, à l’exclusion du besoin de chair (Mensonges conventionnels, p. 42.)

6. De Nadaïllac, p. 213 ; von Hellwald, p. 125; Vaccaro, La lutte, p. 54, admettent cumulativement le besoin de manger, la religion, et d’autres préjugés. — Lombroso, p. 52 s: nécessité, religion, préjugé, piété filiale, guerre, gloutonnerie, vanité, lutte pour la vie, châtiment et vengeance.

7. Letourneau, La q., p. 45; Novicow, Les lutles, p. 64; Lombroso, ib.. p. 52.

tre, ce qui explique qu’ Con le retrouve dans des régions riches et abondamment pourvues de subsistances !, » On recherche alors la viande humaine par gloutonnerie où par gourmandise ; l'homme est un gibier de choix, une friandise et on réserve ce régal de délicats aux chefs où aux prêtres. On se montre plus exigeant quant aux qualités du mets, ce qui prouve qu’on n’est plus poussé par la famine : on néglige certains gibiers ? ou certains morceaux ?.

Sous ces deux formes, le cannibalisme apparaît comme un acte animal. D’autres fois, il est issu non d’un besoin physiologique, mais de conceptions religieuses (Hellwald), d'idées sur l'âme (Lippert) ou sur la physiologie (Lubbock) *. Maury * reconnaît à la fois l'influence d’idées religieuses et physiques : tel homme, en absorbant son semblable, croit remplir un devoir pieux ou devenir plus fort, plus vaillant, plus perspicace, plus apte à la reproduction, en s’assimilant son cœur, son œil ou ses parties génitales. Les Néo-Zélandais s’imaginent, en dévorant leur ennemi tout entier, perpétrer leur vengeance, car ils détruisent à jamais son corps et son âme, et éviter la sienne, car ils n’ont plus rien à craindre de lui dans cette vie ni dans Pautre. Lombroso mentionne le cannibalisme par préjugé, tel celui des îles Sandwich, qui consiste à manger les princes défunts pour les mettre à Pabri de toute profanation, et le cannibalisme par piété filiale, tel celui de Sumatra, où les vieillards, las de vivre, prient leurs enfants de les manger.

La plus répandue de ces idées est sans contredit la religion. Prescott $ y voit l’origine du cannibalisme des Aztèques, et Lombroso. la consécration des passions anthropophages invétérées,

1. Novicow, ib., p. 64: Le cannibalisme a survécu fort longtemps aux causes qui Pavaient fait naître. P. 5 : il a été abandonné aussitôt qu’il a été possible de se procurer de la nourriture d’une autre manière.

2. Les Européens ou les Indiens Pentas, trop salés (Ausland, 1811, p. 347, Die Indianerstümme Brilisch Guyanas, dans Gumplowicz, ib., p. 160.)

3. Chez les Futgiens, on jette le tronc à la mer. — Chez les Fidjiens, seuls les mâles ont droit de se repaître de chair humaine ; les femmes sont jugées indignes d’un tel festin ; ils ne peuvent donner de plus grand éloge à un mets que de dire : Il est tendre comme de l’homme mort. (J. Lubbock, L'h. préhist., p. 4115.)

4. Hellwald, op. cif., 1e éd, p. 26; Lippert, Religionen, p. 41 s.; Lubbock, Les org : de la civ., 2e éd , p. 18. - Gumplowicz (ib., p. 464) trouve ces explications, « par trop artificielles », basées sur l’ignorance de la nature du sauvage. L’idée, dit-il, ne vient qu’en dernier lieu, comme une justification après coup ; elle a toujours pour avant-courrière la pratique animale instinctive, — Mais les superstitions sont très répandues chez les sauvages, même attardés. Les enfants aussi croient s’approprier les qualités des animaux ou des organes mângés,.

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