D PT TT UNE
ER -, ne
prendre successivement toutes les formes de l’activité professionnelle moderne, à déterminer pour chacune d'elles les conditions psycho-physiologiques de rendement maximum, tant au point de vue de la qualité que de la quantité, et en outre le moment où, pour ce travail considéré, apparaissent les premiers signes de la fatigue, Il faut donc se poser pour chaque métier le
double problème :
1° De la supériorité professionnelle, par la sélection professionnelle préalable, le dressage méthodique des jeunes travailleurs et le perfectionnement de la technique par l'application des connaissances rationnelles du moteur human ;
2° De la fatigue, par la recherche de tous les signes qui puissent nous permettre de la dépister.
Le premier point de ce problème comporte l'étude de tous les différents travaux professionnels.
COULOMB, VAUBAN, PONCELET, DE LA HIRE furent les premiers à faire ces études, puis CHAUVEAU créa une école, Les travaux professionnels les plus différents furent étudiés ; Amar entreprit, outre les moyens de locomotion (marche, course, saut, grimper, ramper, nager), le port des fardeaux, le travail à la lime, les rapports entre le travail professionnel et l'outillage, etc. TayLor étudia le porteur de gueuses, le travail à la pelle, etc., GiLBRETH, le travail à la brouette, celui du macon, etc. M. FROIS, IMBERT, LAHY, CARTENTIER, LAN- GLoIs, Hugert, etc. étudièrent le travail de rivetage, du bottelage des poudres, le travail au cabrouet, au sécateur, la manœuvre du marteau, la dactylographie, le travail des mineurs, etc. Chaque jour, les chercheurs apportent une nouvelle contribution à l'étude de tous les métiers, de fous les travaux industriels, et le
LS t—-
Bureau International du Travail centralise toutes les études faites à ce sujet. Quand nous serons en possession d'une encyclopédie psychophysiologique de tous les divers travaux professionnels, ce qui se réalise d'ailleurs, il nous suffira d'utiliser les méthodes de sélection et d'orientation professionnelles et nous aurons satisfait au premier point de notre problème.
Nous savons maintenant, ce que demande à l'ouvrier l'accomplissement d’un travail professionnel déterminé. Nous avons vu d'autre part ce que le moteur humain était capable de fournir et comment il fallait l'utiliser. Nous connaissons la fatigue, comment elle apparaît et comment elle se mamfeste ; nous sommes donc en mesure de contrôler son apparition au cours du travail; c’est ce but particulier que nous poursuivons dans cet ouvrage.