ET LES TESTS DITS « DE FATIGUE
La détermination de la fatigue dans l’industrie offre un intérêt capital pour la rationalisation. La fatigue ne diminue pas seulement la puissance productive du moteur humain, elle est une « maladie professionnelle, plus répandue, plus dangereuse, plus négligée que toutes les autres, dit le Docteur V. DHERS parce qu'elle s'étend à toutes les industries, frappant tous les travailleurs, pour lesquels un travail excessif ou des conditions de travail défectueuses demandent un effort qui dépasse les limites physiologiques » et le Docteur DHERS, dans sa « Critique des tests de fatigue » ajoute : « la détermination et l'étude approfondie de la fatigue apportent à l'heure actuelle une contribution bienfaisante à l’organisation scientifique du travail. Elles permettent, entre autres, de classer les différentes profes-
sions selon leur coût physiologique, de déterminer les principes relatifs aux conditions optima du travail, et à sa durée dans des cas particuliers, et de fixer les aptitudes qui sont à la base de l'orientation professionnelle ».
Aussi, nous avons fait notre possible pour avoir une connaissance suffisamment exacte de la fatigue, connaissance qui est à la base de tous les moyens mis en œuvre par les méthodes d'utilisation physiologique de la main-d'œuvre.
Afin de pouvoir déterminer l'apparition de la fatigue au cours du travail, nous allons rechercher quelles sont les répercussions du travail sur l'organisme ainsi que tous les moyens mis en œuvre pour dépister la fatigue. Ainsi, nous disposerons d’un certain nombre de tests qui permettront de juger assez exactement de l’état de fatigue d’un ouvrier au cours du travail. Ces tests et ces modifications biologiques sont en grand nombre : nous empruntons à l'ouvrage déjà cité du Docteur V. DHERS une grande partie de leur énumération :