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Pour remédier à l'apparition de la monotonie au cours d’un travail uniforme, il est nécessaire de ne pas prolonger les heures de travail et de les couper par des repos fréquents, occupés à des distractions tout à fait dliérentes si possible. Les conditions du travail, l’hygiène, le bien-être, seront poussés jusqu'à l'extrême, et les ouvriers seront initiés à la vie de l'usine et à la valeur de l’organisation du travail. En outre, on peut sélectionner les travailleurs (des tests d'aptitude au travail uniforme existent) qui résistent au sentiment de la monotonie. Déjà la sélection professionnelle qui donne l'intérêt au métier, évite en partie la monotonie du travail industriel qui s’ajouterait à la fatigue.
La fatigue industrielle se traduit par des effets individuels et sociaux. Pour HAYHURST, individuellement, la fatigue journalière se traduit par un masque de fatigue, un manque d'enthousiasme, un était de malaise, une vitalité diminuée, une inexactitude d'exécution des actes, La fatigue de la semaine se caraCtériserait par de la nervosité, des indispositions légères, des absences, de la perte de temps au travail, une attitude incorrecte tant mentale que physique. La fatigue du mois ou d’une année entraînerait des malaises physiques, temporaires ou chroniques, une perte plus ou moins complète du sens moral, une imperfection qualitative et quantitative dans l'exécution du travail. Pour GILBRETH, 16 contentemrent, l’état de satisfaction, l’habileté professionnelle, la conduite et l’attitude mentale du travailleur sont des tests moraux d’une grosse importance. Cette énumération fait présager des effets sociaux de la fatigue industrielle qui sont souvent à la source des conflits du Travail.
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On a tenté de mesurer cette fatigue industrielle par divers MOYENS : 3
1° Test du rendement. — Le rendement industriel varierait en sens inverse de la fatigue. Mais il y à des oscillations du rendement dues aux variations de la capacité de travail en dehors de toute fatigue. Pour VERNON, ce test est le meilleur test de fatigue collective, mais, en pratique, dit V. DHERS, il se limite aux opérations où l'élément humain est prépondérant, par Opposition à l'élément mécanique, et à celles présentant une uniformité et une divisibilité facile en unités. De plus, trop de précautions sont à prendre afin d'éliminer tous les facteurs perturbateurs pour que l’on puisse espérer avoir autre chose que des indications ;
20 Test des accidents. — Nous verrons ultérieurement que les accidents ne varient pas seulement avec la fatigue ni comme elle. Ce test semble encore moins précis que le précédent en ce qui nous occupe, et l’utilisation des statistiques y est délicate ;
3° Test de la morbidité. — L'examen systématique de la morbidité et de la mortalité, dans un milieu professionnel n'a de valeur qu'à condition de porter sur un nombre important d'ouvriers pendant une longue période et d'éliminer tous les facteurs parasites qui pourraient le fausser ;
4° Test de la consommation de force motrice. — Ce test ne peut être employé seul, mais trouve son importance en doublant les tests de rendement et d'accidents:
5° Le test des malfaçons et Le test du roulemient de la main-d'œuvre sont des tests un peu trop dérivés pour qu'on puisse leur accorder le moindre crédit.
Pour que tous ces tests méritent d'être employés et utilisés dans un but scientifique, ils doivent répondre
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