‹ Le Rôle de la Médecine dans la Rationalisation du Travail industrielChapitre 35 sur 59 · SA AU · texte numérisé non relu

SA AU

& certaines conditions et le Docteur V. DHERS, dans sa critique générale des tests de fatigue écrit :

« Les conditions d'établissement d’un test sort au nombre de deux. Savoir ce qu’on entend par fatigue et posséder une méthode autre que celle du test proposé, pour connaître que des degrés de fatigue sont présents à des moments différents. En outre, tout test doit :

1° Ne varier qu'avec la fatigue ;

2° Etre de technique simple ;

3° S’appliquer à n'importe quel travail ;

4° Déceler la fatigue précoce ;

5° Etre quantitatif pour indiquer la dose de fatigue, et qualitatif pouûr déterminer sa nature ;

6° Permettre les comparaisons individuelles dans le temps, et d'individus dans l'espace, par conséquent, être apte aux mesures des masses ».

Nous n'avons guère rencontré de test qui remplisse ces conditions. Tous ont une valeur spéciale, les uns s'adaptent mieux que les autres dans certains cas de recherche de la fatigue, et leur interprétation n’est pas la même dans tous les cas. La notion de fatigue est un concept pratique, mais n'est pas une entité scientifique; sa recherche et sa détermination sont un art. Le Docteur DHERS termine son ouvrage en citant les paroles de Drinker : « La fatigue est quelquechose d’indéfini en tant qu’entité physiologique », de Seashore : « la fatigue n'est pas une entité homogène concrète mesurable », et d’autres encore. Il déclare enfin : « Les conclusions que l'on peut formuler pour l'heure, quant à la présence et au degré d’un état de fatigue, ne peuvent être qu’un sujet de déduction indirecte plutôt que de démonstration objective, qu’un acte d'adhésion de la pensée plutôt qu’une preuve mathématique ».

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