HAS
ficier des bienfaits du soleil, de la lumière ; son rendement est médiocre et entraîne une plus grande fatigue, le temps perdu s'élève et en fin de compte le travail de nuit a des effets funestes sur la santé, il doit être exceptionnel et rigoureusement interdit aux femmes. Dans les cas Où il s'impose, il faut atténuer ses dangers en diminuant la durée du travail, en alternant les équipes, en soumettant les travailleurs de temps en temps aux irradia&ions ultra-violettes, en luttant contre la température interne comme contre la température extérieure, ete.
La lutte contre les maladies professionnelles est inscrite dans tout programme de rationalisation et d'uti- Bsation physiologique de la main-d'œuvre. Chaque jour, on découvre de nouvelles influences néfastes du travail mal organisé. Nous avons essayé de donner les moyens de lutter contre la plus grande des maladies professionnelles : la fatigue. Il existe de nombreuses maladies professionnelles contre lesquelles on doit prendre des mesures, mais hélas, les lois qui les édictent ne sont pas toujours respectées.
Certes, la pathologie médicale a encore beaucoup à faire en cette matière ; elle s’y adonne de plus en plus, elle obtient des résultats encourageants : il faut l'aider dans toute son œuvre ; aussi, avec M. P. BOULN, nous dirons : « si l’on peut demander quelquechose à l'Etat, c'est moins de légiférer dans un domaine où l'expérience des mesures à prendre ne s'acquiert qu'avec des morts et des blessés, que d'aider à faire pénétrer dans l'esprit des masses, qu'il est une faute contre la Société de ne pas se prémunir contre les dangers inutiles et de ne pas se conserver intact pour soi-même, pour les siens, et pour ia Société. »
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