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L'UTILISATION DES MUTILÉS, DES TARES ET DES MALADES CHRONIQUES

Malgré tous les moyens de prévention contre les accidents et les maladies, il y a quand même un grand nombre de blessés, mutilés, malades, qui doivent cesser leur activité dans l’industrie.

Partiellement incapables pour la plupart de travailler et de subvenir à leurs besoins, ils peuvent néanmoins alléger les charges qu'ils imposent à la société et augmenter leurs moyens d'existence, Notre maître M. le Professeur LECLERCQ, a fait, en 1916, dans son ouvrage déjà cité, une brillante plaidoirie pour la rééducation des mutilés et leur utilisation sociale. Des centres de rééducation se sont créés un peu partout après la guerre. Leur exemple peut servir pour les accidentés du travail. L'accidenté ne trouve pas toujours une occupation appropriée à son nouvel état et accepte souvent un travail au-dessus de ses forces. Il doit être orienté vers sa nouvelle profession. Il existe en Amérique, une école de rééducation, de réadaptation, où le travail des blessés permet à l’école de vivre largement, et d'assurer au mutilé un emploi stable à sa sortie.

Il y a de nombreuses techniques médicales spéciales qui permettent la rééducation des divers organes qui ont été atteints ; nous ne pouvons les citer. Disons que la plupart des infirmités sont améliorables.

” La liste est longue des médecins dont les efforts portent sur la récupération fonctionnelle des blessés et des résultats merveilleux sont obtenus dans tous les domannes. Mais il reste quand même les malades que nous sommes impuissants à guérir. Pour ceux-là, il faut trouver des emplois adéquats. Nous avons vu que les

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Usines Ford de Détroit avaient résolu le problènie, mais d'une facon « américainement humaine » en utilisant le malade jusqu'à son anéantissement complet. Nous voudrions que les malades chroniques, les tarés, ne travaillent plus comme les sujets bien portants, pendant quinze jours en faisant de pénibles efforts pour se reposer ensuite un mois et voir leur état s'aggraver ainsi que nous avons l’occasion de le remarquer trop souvent. Nous voudrions les voir travailler à une besogne pour laquelle ils sont adaptés. Il est de nombreux travaux auxquels ils peuvent se livrer chez eux, ainsi que nous l'avons dit plus haut ; en particulier le tissage, qui peut même servir de mécanothérapie. Car, il faut que l'être amoindri dans sa puissance productrice arrive à subvenir le plus possible à ses besoins qui sont plus importants du fait de sa maladie et des soins qu’elle nécessite. Le travail adéquat doit être suivi du traitement approprié et nous serions heureux de voir un tel programme médico-social se réaliser. HARTENBERG, CEILLIER, DE CLÉ- REMBAULT, ÎICHOCK, en ont déjà fait voir toute la valeur.

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